Jean-Claude de Roo, un plumassier belge de 77 ans, se retrouve devant la cour criminelle de Paris pour répondre de viols et d'agressions sexuelles commises sur deux mineurs. Lors de l'ouverture de son procès, il a une fois de plus rejeté ces accusations.
Les faits reprochés à M. de Roo incluent des agressions sur un mineur de 15 ans entre janvier 2007 et octobre 2010, ainsi que des abus sexuels sur une deuxième victime, également mineure, en 2016. En tant que personne ayant autorité, ses actes sont d'autant plus graves.
Interrogé par le président de la cour sur les faits qui lui sont imputés, l'accusé, en costume sombre, a persisté à nier toute responsabilité. Ce déni n'est pas nouveau, ayant déjà été exprimé lors de l'instruction dans cette affaire.
En 2007, Jean-Claude de Roo, surnommé "Dominique", avait ouvert les portes de son domicile parisien à Baptiste, un adolescent aspirant danseur. Rapidement, une relation décrite comme étant "sous emprise" s'est établie, selon la plainte déposée par Baptiste en 2020.
L'ordonnance de mise en accusation évoque les tentatives de M. de Roo d'utiliser son prestige et son influence pour séduire Baptiste, en lui promettant une carrière dans le milieu du spectacle parisien. Les déclarations de Baptiste, jugé en état de vulnérabilité lors des faits, ont été jugées "constantes" et "circonstanciées" par le juge d'instruction.
Pour sa part, M. de Roo insiste sur le fait qu'il s'agissait d'une relation consentie, qui aurait commencé lorsque Baptiste a atteint 18 ans, et qui se serait finalement interrompue en 2016. Il souligne avoir mal vécu cette séparation, sur laquelle il a dit avoir "essayé d'en finir" à plusieurs reprises.
L'enquête a également mis en lumière l'attirance de l'accusé pour les jeunes hommes. Interrogé à ce sujet, M. de Roo a avoué ne pas être en mesure d'expliquer cette attirance, tout en reconnaissant que celle-ci n'était peut-être pas réciproque.
Les deux victimes, présentes lorsque le procès a débuté, doivent être entendues cet après-midi et demain matin. Jean-Claude de Roo, qui a œuvré pendant 50 ans dans la création des costumes du célèbre cabaret Lido des Champs-Élysées, va devoir faire face à une justice particulièrement attentive dans cette affaire délicate.
Le procès devrait se poursuivre jusqu'à mercredi, avec de nombreux témoignages à venir.







