Les fumistes et ramoneurs, spécialistes de la construction et de l’entretien des conduits de fumée, exercent au sein du secteur du bâtiment. Comme tout professionnel du BTP, ils doivent impérativement souscrire une assurance décennale, garantissant ainsi leur protection en cas de sinistre post-travaux.
Cette assurance est-elle vraiment indispensable ? Quels dommages sont couverts ? Nous vous présentons ici les éléments essentiels à connaître sur cette assurance incontournable dans le domaine de la construction et de la rénovation.
Spécificités de l'assurance décennale
Depuis la mise en place de la loi Spinetta en 1978, tous les acteurs du BTP, actifs dans la réalisation de travaux neufs ou de réhabilitation, sont tenus de contracter une assurance décennale. Cette couverture protège le maître d’ouvrage contre les malfaçons dont le maître d'œuvre serait responsable, et ce, jusqu’à 10 ans après la réception des travaux.
1 - Acteurs concernés
Cette obligation s’étend à un large éventail de professionnels du bâtiment, y compris :
- Maîtres d’œuvre
- Ingénieurs
- Architectes
- Promoteurs et lotisseurs
- Constructeurs et contrôleurs techniques
À noter que les sous-traitants ne sont pas directement concernés par cette obligation, car leur responsabilité incombe au maître d'œuvre.
2 - Dommages couverts
L'assurance décennale couvre, pendant dix ans après l'achèvement des travaux, tous les frais liés à la réparation des dommages survenant sur les éléments vitaux du bâtiment. Les couvertures comprennent :
- Les atteintes à la solidité structurelle (fondations, murs, etc.)
- Les problèmes affectant l'habitabilité (isolation, étanchéité)
3 - Attestation d'assurance
Avant de débuter les travaux, le professionnel doit fournir au maître d’ouvrage une attestation de son assurance décennale, précisant la couverture et l'emplacement du chantier. Ce document doit être joint à tous devis ou factures et doit être régulièrement mis à jour.
Pourquoi opter pour une assurance décennale en fumisterie et ramonage ?
Les travaux de fumisterie, qui incluent la construction ou la rénovation de conduits d’évacuation des fumées, peuvent avoir des conséquences graves en cas de malfaçons. Un fumiste ou ramoneur doit donc être assuré pour garantir que son travail respecte les normes de sécurité.
Procédure de déclaration de sinistre
Un professionnel apprend de son sinistre de deux manières :
- Par le biais de sa compagnie d’assurance
- Directement par le maître d’ouvrage
S’il est informé par le client, le professionnel a cinq jours pour prévenir son assureur, en précisant les dommages constatés. Un expert est alors mandaté pour évaluer la situation.
Assurances complémentaires
A côté de l'assurance décennale, les fumistes et ramoneurs doivent envisager une assurance responsabilité civile professionnelle (RCPro), qui couvre les risques liés aux petites interventions non couvertes par l’assurance décennale.
Dommages pris en charge par l'assurance décennale en fumisterie
Les travaux de fumisterie impliquent souvent une multitude d'interventions techniques : tubage, maçonnerie, et d’autres ouvrages. Voici quelques exemples de dommages courants :
- Mauvais dimensionnement des conduits
- Fissures dans les murs
- Défauts d'installation des équipements de cheminée
- Isolation défectueuse des conduits
Coût de l'assurance décennale en fumisterie et ramonage
Le coût de cette assurance peut varier considérablement. Pour un autoentrepreneur débutant, il se situe généralement autour de 1 000 €, tandis que pour une entreprise plus établie, le tarif peut atteindre 4 000 € pour un chiffre d'affaires de 400 000 €.
Les tarifs reflètent divers critères :
- Taille et statut de l'entreprise
- Ancienneté et passif des professionnels
- Garanties et options choisies
- Nature des activités et lieu des chantiers
- Montant de la franchise, variant de 1 000 à 2 000 €
Pour obtenir un devis adapté, il est conseillé de passer par un courtier spécialisé ou d'utiliser des comparateurs d'assurances en ligne.
En résumé, l'assurance décennale revêt une importance capitale pour les fumistes et ramoneurs, leur permettant de couvrir les frais de réparation liés aux dommages de leur responsabilité sur une période de dix ans après l'achèvement des travaux.







