Le dernier baromètre de la banque HSBC sur l'avenir des retraites, publié récemment, dévoile une tendance claire : une majorité significative des employés à l'échelle mondiale rejette l'idée de repousser l'âge de départ à la retraite. En effet, les résultats de cette étude, réalisée auprès de 15 000 personnes âgées de 30 à 70 ans dans 15 pays, montrent que 47 % des répondants préfèrent des incitations fiscales pour épargner en vue de leur retraite plutôt que de prolonger leur vie professionnelle.
Des réticences partagées à travers le monde
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : à peine 23 % des personnes interrogées sont favorables à l'idée de travailler plus longtemps. Que ce soit en France, en Turquie, aux États-Unis, au Canada ou au Brésil, la majorité des sondés exprime des réserves face à cette option. En France, par exemple, seulement 13 % des répondants valident cette prolongation, tandis que la pression s'accentue pour développer des solutions encourageant l'épargne retraite. Près de 32 % des Français soutiennent cette approche, en espérant bénéficier de mesures d'allégement fiscal.
Des priorités divergentes selon les régions
A l'inverse, les pays émergents affichent des priorités distinctes. Dans des régions comme l'Asie, l'appétit pour le report de l'âge de départ à la retraite est plus important, atteignant 52 % en Corée du Sud et 45 % à Singapour. En revanche, les populations des pays occidentaux, dont les Français, manifestent clairement leur désir d'épargner davantage pour leur propre avenir (18 %) que pour le bien-être de leurs enfants (15 %). Cette tendance met en lumière des choix prioritaires très différents entre les diverses cultures et économies.







