Un homme de 29 ans a été jugé le 4 mai 2026 par le tribunal de Reims pour des actes de cruauté envers un chiot de six mois, après que ce dernier ait été traîné sur plusieurs centaines de mètres dans le quartier Wilson en mars. Malgré la gravité des accusations, le prévenu a été relaxé.
Accusé de « sévices graves ou actes de cruauté envers un animal domestique », l'homme a comparu devant le tribunal pour avoir prétendument tiré un Malinois derrière sa voiture. En dépit des preuves montrant que le chiot a été retrouvé blessé, le tribunal a conclu qu'il n'y avait pas de preuve suffisante de son intention de nuire lors de cet incident tragique.
Les réactions à cette décision n'ont pas tardé. Les associations de protection animale, telles que la Fondation Brigitte Bardot et 30 Millions d'Amis, ont exprimé leur consternation. Stéphanie Gobancé, présidente de l'association Les Amis des Bêtes, a déclaré : "Nous espérions que les maltraitances animales seraient punies de manière plus sévère. Les gens doivent comprendre que leurs actes ont des conséquences."
Lors de l'audience, le prévenu a affirmé sa bonne foi, déclarant : "Je n'en dors plus, je ne pourrais jamais faire ça à un animal". Selon ses propos, le coffre de sa voiture se serait ouvert accidentellement, entraînant la chute du chiot. Un témoin a aussi rapporté avoir entendu des aboiements venant du chiot alors qu'il se trouvait loin de la scène des faits.
La défense a ajouté que l'homme avait tenté d'appeler une clinique vétérinaire avant l'intervention des forces de l'ordre, soulignant ainsi son attachement pour le chiot, bien que ce dernier appartienne à l'un de ses amis. Des vidéos montrant le prévenu avec l'animal ont également été présentées pour appuyer ses dires.
Malgré une requisition de huit mois de prison par la procureure, la relaxe a laissé le monde associatif déçu. Le chiot, prénommé Romy, a été récupéré par un refuge et devrait bientôt trouver une nouvelle famille. Ce cas soulève une fois de plus les interrogations sur la protection des animaux et les sanctions en cas de maltraitance, des questions qui demeurent essentielles dans le débat public.







