Tahirys Dos Santos, un jeune footballeur, était présent au Constellation lors de la tragédie de Crans-Montana. Quatre mois après le drame, il témoigne des séquelles physiques et émotionnelles qu'il endure en tentant de redonner un sens à sa vie.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Les blessures laissées par l'incendie sont encore visibles sur son corps. Tahirys, dont les bras, mains et visage portent des brûlures, explique : "Ça va mieux, il y a du progrès. Au début, j'avais beaucoup de mal, c'était un vrai défi. Je fais avec maintenant, mais c'est loin d'être facile". Il confie également avoir fait des cauchemars persistants : "Chaque nuit, c'était la même chose. Je n'arrivais pas à trouver le sommeil".
Les images de ce soir tragique du 31 décembre, où le bar s'est rapidement transformé en une scène digne d'un cauchemar, lui hantent toujours l'esprit. Accompagné d'amis et de sa compagne Coline, son rêve de célébrer la nouvelle année valse rapidement avec l’horreur des flammes. "On a vu le DJ paniquer, tout s'est passé si vite. J'ai réalisé qu'il se passait quelque chose de grave, puis je me suis précipité vers Coline. À partir de là, il ne me reste que des bribes de souvenirs, le reste est flou", raconte-t-il.
Une promesse du football français
Dans cet enfer, après avoir été extrait de la foule, Tahirys se retrouve à l'extérieur, gravement brûlé sur 30 % de son corps. Une interne en médecine, Amandine, vient alors à son secours : "Elle m'a rassuré, et j'ai promis que si je devenais professionnel, je lui passais des places pour me voir jouer". Cette promesse semble sur le point d'être tenue, car il vient de signer son premier contrat professionnel au FC Metz. "Cela m'aide à déplacer ma concentration sur des choses plus positives", dit-il, espérant que le sport l'aidera à tourner la page.Cependant, Tahirys éprouve encore de la colère envers les gérants du bar. Sa mère, Saron, partage ce sentiment : "Je souhaite que justice soit faite. Je vis dans l'angoisse pour mon fils, mais je sais qu'il a une chance unique". Tahirys, soutenu par ses coéquipiers, attend avec impatience de fouler le terrain aux côtés de ses camarades à Metz, prêt à écrire un nouveau chapitre de sa vie.







