Entre le 10 mars et le 28 avril, dix incidents d'exhibitionnisme ont été rapportés à Rochefort et Tonnay-Charente, ciblant principalement des femmes.
Agissant principalement durant la nuit ou aux premières heures du jour, cet individu approchait ses victimes dans la rue ou pénétrait dans des établissements pour personnes âgées. Son modus operandi était systématique et troublant : il se présentait entièrement nu, le visage dissimulé par une cagoule. Bien qu'il n'ait pas eu de contact physique avec ses victimes, il n'hésitait pas à leur proférer des paroles inquiétantes et obscènes, telles que « J'ai quelque chose à vous montrer ».
Face à ce comportement troublant, les enquêteurs ont mené des investigations approfondies. Grâce à la vidéosurveillance, ils ont pu identifier le suspect après un incident survenu le 28 avril à Rochefort, où une automobiliste a ouvert sa portière, se retrouvant face à l'exhibitionniste. Les images ont permis de le suivre jusqu'à son véhicule.
Interpellé le 30 avril
La situation a évolué le matin du 30 avril. Une patrouille a repéré le véhicule suspect stationné à Tonnay-Charente, permettant l'arrestation de son propriétaire. Cet homme de 62 ans, résident de Tonnay-Charente, a rapidement reconnu l'ensemble des faits lorsqu'il a été confronté aux preuves.
L'enquête a aussi révélé un passé judiciaire lourd pour cet individu. Bien qu'il n'ait pas été actif récemment, il a été interpellé en 2015 pour avoir été identifié par son ADN dans une affaire de viol sur une pensionnaire d'un Ehpad à Rochefort, datant de 2013. À l'issue de sa garde à vue, il devra comparaître devant le tribunal correctionnel de La Rochelle le 28 septembre prochain pour répondre de ses actes d'exhibitionnisme.
Les opinions divergent sur la question de la réhabilitation des délinquants sexuels. « Il est crucial de prendre de telles affaires au sérieux pour dissuader d'autres comportements semblables », affirme un expert en criminologie interrogé par Sud-Ouest.







