Alors que de nouveaux bombardements israéliens touchent le sud du Liban, l'association lorraine Fleurs pour le Liban a lancé, le 4 mai, un acheminement essentiel de matériel médical vers ce pays en crise. Cet envoi a été significativement retardé par diverses complications.
Emmanuel Macron a récemment interpelé Israël pour qu'il respecte le cessez-le-feu au Liban face à ces frappes récurrentes. Dans ce contexte, l'engagement de l'association Fleurs pour le Liban prend une importance cruciale. Après plusieurs mois de collecte, ils sont enfin parvenus à organiser l'envoi de fournitures médicales indispensables.
158 cartons de matériel médical
Les cartons contiennent essentiellement des compresses, des seringues et divers produits stériles soigneusement rassemblés par les bénévoles, sous la direction de leur présidente, Isabelle Voinson. Cependant, le chemin vers l’envoi a été semé d’embûches. Des problèmes logistiques, y compris un vandalisme qui a touché leur local à Jarville, ont entravé la progression du projet. Selon Voinson, la recherche d'un transporteur est devenue de plus en plus délicate : "Maintenant, si on ne remplit plus un camion, on ne trouve plus".
La situation au Liban est d'autant plus complexe avec la multiplication des conflits, qui complique la récolte de dons. "Nos partenaires au Liban nous indiquent qu'ils reçoivent de moins en moins d’aide", explique Voinson. "Les gens peuvent en avoir assez de ce conflit et le contexte mondial actuel, marqué par de nombreuses crises, peut engendrer une saturation d'aide".
Malgré ces obstacles, c'est avec une grande émotion qu'Isabelle Voinson a assisté, le 4 mai, au chargement des cartons. "C'est l'aboutissement de notre travail. Quand on voit les palettes partir, on se dit qu'on a fait le job, et ensuite nos palettes voguent vers un autre horizon. On se dit que des gens qui vivent la guerre au Liban vont pouvoir bénéficier de notre matériel".
La prochaine étape consistera à faire transiter ce matériel vers l'Essonne, en région parisienne, où il sera vérifié et contrôlé par l'ambassade du Liban, avant d'être acheminé vers Beyrouth par voie maritime.







