Manger sucré entraîne la création de souvenirs précis dans notre cerveau, permettant ainsi de mieux ajuster nos futurs repas en termes de fréquence et de quantité de calories ingérées.
Comment notre cerveau gère-t-il nos horaires de repas ? L'explication réside dans une mémoire alimentaire qui tire profit des apports énergétiques et de la quantité de sucre consommée. Une étude réalisée par des neurologues de la Georgia State University (Atlanta, États-Unis) et publiée dans la revue Hippocampus met cette théorie en lumière.
Manger sucré fabrique des souvenirs
Les chercheurs ont mené des expériences avec des rongeurs, leur proposant des solutions sucrées à base de saccharose ou de saccharine. Les résultats ont montré que les rats ayant consommé ces solutions sucrées présentaient un niveau accru de protÉine Arc dans l'hippocampe, une zone essentielle du cerveau liée à la mémorisation, et plus particulièrement à la mémoire épisodique. Cette protéine est cruciale pour le bon fonctionnement des neurones, facilitant ainsi la création de souvenirs. Plus les rats consomment de sucres, plus leur capacité à former des souvenirs relatifs à leurs repas s'amplifie.
Organiser les prises alimentaires
Mais à quoi bon cette mémorisation des repas ? Elle permet d’anticiper le prochain repas et d’ajuster notre comportement alimentaire. La quantité de sucre ingérée influence directement le délai avant le prochain repas et sa composition. Un repas riche en calories entraîne un prochain repas plus tardif et moins chargé en sucre, facilitant ainsi une prise alimentaire raisonnée tant en termes de fréquence (nombre de repas par jour) que de qualité (apport calorique).
Les auteurs de l'étude soulignent que cette recherche pourrait avoir des implications significatives pour la prévention et le traitement de l'obésité. En effet, l'obésité liée à une alimentation déséquilibrée pourrait provenir d'un dysfonctionnement de la communication dans l'hippocampe et d'une mauvaise régulation des comportements alimentaires.







