De nombreux parents, en particulier les grands-parents avec un certain capital, cherchent des moyens d'aider leurs enfants ou petits-enfants confrontés à des difficultés financières temporaires. Que ce soit pour financer leurs études, acheter une maison ou simplement faire face à des charges diverses, des solutions existent. Par ailleurs, permettre à ses descendants de bénéficier d'un soutien financier de son vivant peut faciliter la gestion de sa succession.
Médiations financières pour aider ses descendants
Dons d'argent : un soutien temporaire et exonéré
Une option populaire consiste à faire des dons d'argent. Depuis le 15 juillet 2020 jusqu'au 30 juin 2021, les dons, qu'ils soient effectués en espèces, par virement ou par chèque, sont exonérés d'impôts à hauteur de 100 000 euros par donateur. Cela signifie que plusieurs bénéficiaires peuvent recevoir ce type d'aide de différents donateurs.
Cependant, ces dons doivent être utilisés rapidement. Les fonds doivent être employés dans les trois mois suivant leur réception pour financer des projets spécifiques, comme la construction de la résidence principale du bénéficiaire, des travaux de transition énergétique, ou un investissement dans une petite entreprise.
En dehors de cette mesure temporaire, deux dispositifs permettent de réaliser des dons d’argent tout en bénéficiant d’une exonération des droits de donation. La première méthode, la donation classique, permet de donner 100 000 euros tous les 15 ans par parent à chacun de ses enfants. L'autre méthode, le don familial de somme d'argent, autorise les donateurs de moins de 80 ans à faire un don de 31 865 euros tous les 15 ans à leurs descendants majeurs.
Le mécanisme de la donation-partage
Pour ceux qui ont un capital plus considérable, la donation-partage représente une alternative intéressante. Cet acte notarié permet de répartir équitablement différents types de biens, qu'ils soient mobiliers ou immobiliers, de son vivant. En optant pour cette solution, le donateur peut décider, tout en conservant éventuellement l'usufruit des biens, qui bénéficiera de sa succession.
Il est à noter que le principal inconvénient potentiel réside dans le risque de se retrouver démuni et de ne plus pouvoir couvrir ses propres besoins financiers à un âge avancé.
Utiliser l'assurance-vie pour planifier l'avenir de ses descendants
L'assurance-vie constitue une méthode efficace pour aider financièrement des enfants ou petits-enfants. En souscrivant à un contrat, le donateur s'engage à verser un capital ou une rente à la personne désignée après son décès, ou à l’issue d'une certaine période. Il est possible d'ouvrir ce contrat à son propre nom ou au nom des descendants.
En choisissant d’ouvrir un contrat à son nom, le ou les bénéficiaires recevront un capital ou une rente après le décès du souscripteur. Si le contrat est souscrit au nom d'un descendant, celui-ci devient titulaire de l'assurance à sa majorité, ce qui lui permettra de gérer le capital comme il le souhaite. De plus, ce capital peut bénéficier d'un abattement fiscal allant jusqu'à 152 500 euros si les versements sont effectués avant les 70 ans du donateur.
Si le contrat est maintenu pendant plus de 8 ans, des avantages fiscaux supplémentaires seront appliqués lors du rachat, avec un abattement sur les intérêts de 4 600 euros par an pour une personne seule et 9 200 euros pour un couple marié ou pacsé.







