La vrillette englobe plusieurs espèces d'insectes coléoptères appelés 'foreurs', dont les larves creusent le bois présent dans nos maisons, affectant ainsi nos meubles et nos charpentes.
Appartenant à la famille des Anobides, ces insectes doivent leur nom aux trous parfaitement ronds qu'ils laissent derrière eux, semblables à ceux d'une vrille. Parmi les xylophages, la vrillette côtoie les termites et les capricornes.
Identifiez la vrillette
On recense plusieurs variétés de vrillettes, telles que la petite vrillette (Anobium punctatum), la grosse vrillette (Xestobium rufovillosum), la vrillette des bibliothèques (Nicobium castaneum) et bien d'autres. Certaines, comme la vrillette du pain (Stegobium paniceum), ciblent principalement les denrées alimentaires.
La petite vrillette se retrouve fréquemment dans nos maisons, tout comme la grosse vrillette. La première mesure entre 3 et 5 mm, tandis que la seconde atteint 5 à 7 mm. Elles affichent une morphologie trapue, variant de couleurs jaunâtres à brunes et possèdent des antennes en forme de massue. Les petites perforations dans le bois trahissent notre présence.
La grosse vrillette, bien que moins préoccupante, privilégie le bois ayant été exposé à l’humidité, souvent favorisée par des inondations, engendrant des champignons responsables de la 'pourriture cubique'. Ces conditions, impliquant un taux d'humidité élevé et des températures autour de 24-25°C, facilitent leur développement.
Les dégâts provoqués par les vrillettes
La détection de ces insectes se fait souvent grâce aux petits trous qu'ils laissent, accompagnés de sciure, révélant leur présence. En fonction de leur taille, on peut distinguer la grosse vrillette (trous de 3-4 mm) de la petite vrillette (1-2 mm). Ces galeries, creusées au sein des bois, sont bien souvent invisibles, mais leur impact reste dévastateur ; un simple coup peut faire s'effondrer des boiseries peu résistantes.
Prévenir et combattre les vrillettes
Pour lutter efficacement contre les vrillettes, il est essentiel de contrôler l'humidité dans nos maisons. Des insecticides peuvent être employés, mais il est crucial de bien se renseigner sur leur utilisation. Les traitements doivent être adaptés au type de bois concerné, qu'il s'agisse de meubles ou de charpentes.
Pour les surfaces moins touchées, des méthodes naturelles peuvent également être envisagées. L'injection de produits comme de l'huile essentielle d'eucalyptus, de lavande ou d'agrumes dans les trous peut s'avérer efficace. Les sachets de lavande placés dans les armoires ou le congélateur pour les petites boiseries sont d'autres solutions pratiques. En outre, des meubles traités régulièrement avec de la cire d’abeille ou de l’huile de lin sont moins sujets à ces nuisibles.
(photo grosse vrillette par Gilles San Martin - Travail personnel, CC BY-SA 3.0 et photo solive bois par Coyau - CC BY-SA 3.0)







