Un mouvement qui relie producteurs locaux et consommateurs en quête de qualité.
La Ruche qui dit quoi ?
Le 21 septembre 2016, La Ruche qui dit oui ! a célébré son cinquième anniversaire. Depuis son lancement en 2011, cette start-up ambitieuse a cherché à améliorer l'alimentation des consommateurs tout en soutenant les producteurs. Son modèle repose sur un réseau de distribution sans intermédiaire, qui facilite l'accès direct aux petits producteurs locaux de fruits, légumes, viandes, et plus encore. Les créateurs de ce concept visaient à offrir une alternative moins contraignante aux Amap, qui nécessitent un engagement à long terme.
L'expansion d'une initiative locale
La première Ruche qui dit oui ! a ouvert à Fauga, en Haute-Garonne, et en cinq ans, plus de 650 ruches ont vu le jour, organisant régulièrement des marchés éphémères à travers la France. Le modèle a également séduit d'autres pays européens, avec des ruches maintenant établies en Belgique, en Allemagne, au Royaume-Uni, en Italie, en Espagne, et prochainement aux Pays-Bas, en Suisse et au Danemark.
Un esprit citoyen
La création de la plateforme Laruchequiditoui.fr a permis l'émergence d'un réseau durable entre producteurs et consommateurs. Les premiers collaborent désormais pour inventer de nouveaux produits et tisser des liens, non seulement entre eux mais aussi avec les gestionnaires des 850 ruches en activité.
Une réponse à une crise agricole
Dans un contexte de crise agricole où le nombre d'exploitations a chuté de moitié en vingt ans, La Ruche qui dit oui ! émerge comme une solution viable. Elle suscite l'intérêt de plus de 5 000 producteurs, représentant environ 5 % des agriculteurs français, tout en ayant généré plus de 75 millions d'euros de revenus pour les agriculteurs au cours des cinq dernières années.
Des critiques et des défis à relever
La Ruche qui dit oui ! en chiffres
• 270 000 consommateurs • Chiffre d'affaires 2021 : 2 471 700 € • 1109 ruches en EuropeMalgré ses succès, La Ruche qui dit oui ! fait face à des critiques, notamment de la part des Amap. Ces derniers pointent du doigt le fait que les producteurs ne perçoivent pas l'intégralité du prix de leur produit, contrairement aux Amap, et que l'entreprise prélève une commission d'environ 8 %. De plus, le prix des paniers est souvent jugé plus élevé, rendant la comparaison délicate entre ce modèle entrepreneurial et celui des associations à but non lucratif.







