Le budget 2026 s'annonce prometteur pour les détenteurs de plans d'épargne retraite (PER) en France, grâce à deux amendements récents adoptés par l'Assemblée nationale. Ces modifications visent à rendre ce type d'investissement encore plus attrayant sur le plan fiscal.
Une déduction fiscale élargie
Actuellement, le PER permet aux souscripteurs de déduire jusqu'à 10 % de leurs revenus professionnels annuels. Cela signifie qu'un contribuable peut déduire une somme importante de ses revenus à la sortie du plan, tout en bénéficiant d'une couverture de trois années pour les déductions non utilisées. Par exemple, un individu ayant inscrit 40 000 euros de revenus peut, avec un versement de 15 000 euros en 2025, bénéficier d'une déduction de 4 000 euros pour chaque année précédente où le plafond de déduction n’a pas été atteint.
Souplesse accrue pour les adhésions tardives
Les nouveaux amendements envisagent d'étendre la période de déduction de trois à cinq ans. Cet ajustement répond à un constat : de plus en plus de Français souscrivent à un PER au-delà de l'âge de 50 ans, un phénomène illustré par le fait que cette tranche d'âge représente 59 % des nouveaux adhérents en 2022. Avec cette nouvelle fenêtre temporelle, les souscripteurs tardifs pourraient bénéficier des avantages fiscaux du PER, rendant ainsi ce produit d'épargne encore plus accessible et attrayant. Philippe Juvin, rapporteur général du budget, a qualifié cette initiative de mesure de bon sens, appelant à sa validation dans la version finale du projet de loi de finances pour 2026.







