Zika, dengue et chikungunya... Ces noms de maladies redoutables sont souvent associés au moustique tigre. Pour freiner la propagation de cette espèce invasive, des agents de communes de Seine-et-Marne ont suivi des sessions de formation sur les techniques de démoustication.
mieux informer pour mieux combattre le moustique tigre
Les agents ont été sensibilisés au cycle de vie et aux conditions de reproduction des moustiques afin d'optimiser leurs interventions. "Nous devons veiller aux endroits tels que les fontaines et autres points d'eau où les moustiques peuvent proliférer," mentionne Ewen Jouve, agent d'entretien des espaces verts à Chelles.
Thomas Leblanc, lui aussi agent à Chelles, souligne : "Les écoles peuvent devenir des lieux à risque en raison de réservoirs d'eau. Nous avons donc un rôle éducatif à jouer".
La formation, orchestrée par l'Agence régionale de démoustication (ARD) d'Île-de-France, promeut une approche proactive. Georges Jakerian, directeur des opérations, insiste sur l'importance d'une bonne prévention à domicile.
80% des gîtes de reproduction du moustique tigre dans les espaces privés
"Environ 80 % des lieux de reproduction du moustique tigre se trouvent dans les espaces privés," affirme-t-il. Néanmoins, il reste "20 % dans l'espace public, et les communes doivent montrer l'exemple aux résidents".
Entre 2018 et 2026, le nombre de villes touchées par le moustique tigre en Seine-et-Marne est passé de 1 à 46, d'après les données fournies par l'Agence Régionale de Santé d'Île-de-France. Une fois qu'une zone est contaminée, l'efficacité de l'élimination chimique est limitée à seulement 10 % dans les lieux publics.
Article réalisé grâce aux reportages de Florie Castaingts et Philippe Alliès pour France 3 - Paris Île-de-France.







