La dénutrition est un problème qui affecte près de 5 % des seniors vivant à domicile, selon les dernières recherches. Cette étude, menée par la Friedrich-Alexander-Universität Erlangen-Nürnberg en Allemagne, montre que les personnes âgées en couple sont moins susceptibles de souffrir de ce phénomène.
La dénutrition se définit par des apports énergétiques insuffisants pour répondre aux besoins du corps. Ce tableau est préoccupant chez les personnes de plus de 65 ans, où l'on estime que 5 % des seniors à domicile, jusqu'à 38 % en établissement et entre 30 % et 60 % à l'hôpital sont touchés.
La dénutrition, un phénomène qui frappe 5 % des seniors à domicile
Les chercheurs ont analysé des données provenant de 4 844 participants âgés de 72 à 85 ans issus de sept pays différents. Les résultats sont sans appel : les seniors vivant seuls – qu'ils soient celibataires, divorcés ou veufs – montrent un taux de dénutrition plus élevé en comparaison avec leurs homologues vivant en couple.
Au-delà de la vie en couple, divers facteurs influencent aussi le risque de dénutrition, parmi lesquels :
- Difficultés à mastiquer ou à avaler
- Difficultés pour monter ou descendre des escaliers
- Perte d'appétit
- Admissions fréquentes à l'hôpital
Le Dr Dorothee Volkert, principal auteur de cette recherche publiée dans le Journal of the American Geriatrics Society, souligne que « le risque de dénutrition s'accroît légèrement chaque année après 65 ans ». Les symptômes sont souvent visibles et varient d'un affaiblissement musculaire aux troubles immunitaires, en passant par une fatigue persistante et des retards de cicatrisation.







