D'après un rapport récent de l'Académie américaine des sciences, les cultures d'organismes génétiquement modifiés (OGM) ne poseraient pas de menaces significatives pour la santé humaine ou l'environnement, du moins à court terme.
Une analyse approfondie des études
Pour en arriver à cette conclusion, des experts ont analysé près de 900 études portant sur l'impact des OGM sur la santé et l'écosystème. L'objectif était de clarifier le débat animé depuis deux décennies, opposant d'une part ceux inquiets des implications éthiques et sanitaires de cette technologie, et d'autre part ceux prônant son développement et son utilisation accrue.
Selon le rapport, "le comité n'a pas trouvé de preuve concluante d'une relation de cause à effet entre les cultures OGM et les problèmes environnementaux", notamment concernant la biodiversité des insectes et des plantes. En ce qui concerne les risques pour la santé, aucune corrélation n'a été établie entre les OGM et les maladies chroniques malgré l'examen de nombreuses données et préoccupations publiques.
Des réserves sur le long terme
Cependant, les experts font preuve de prudence, reconnaissant que l'absence de preuves solides d'effets néfastes ne signifie pas que les risques soient inexistants. Puisque les OGM sont commercialisés depuis environ vingt ans, cela limite la capacité d'évaluer les effets potentiels à long terme. Des transferts de gènes entre OGM et organismes naturels ont été observés, mais la portée de ces interactions reste floue : "Évaluer les conséquences environnementales à long terme est complexe et rend les conclusions définitives difficiles à établir", ajoutent-ils.
En France, le débat sur les OGM demeure vif. Un sondage Ifop récent révèle qu'une majorité de Français serait disposée à payer un prix plus élevé pour des produits certifiés sans OGM.







