Le mildiou, causé par le champignon Phytophtora infestans, est une maladie redoutable qui frappe surtout les légumes de type Solanacées, en particulier tomates et pommes de terre. Les conditions climatiques humides, typiques d'avril à juin et de l'automne, favorisent son développement, notamment lorsque les températures varient entre 17 et 25°C. Les épisodes de pluie suivis de chaleur apportent un terreau fertile à cette maladie, tandis qu'une chaleur intense peut y mettre un frein.
Identification du mildiou
Les premières manifestations du mildiou se traduisent par des taches alvéolées claires sur le dessus des feuilles, souvent accompagnées d'un feutrage blanchâtre sur leur revers. Les zones infectées finissent par nécroser, provoquant le dessèchement des feuilles, un phénomène qui peut rapidement se propager aux fruits, entraînant leur pourrissement. En plus des tomates, le mildiou peut également affecter les pommes de terre, les poivrons et d'autres cultures comme le cerfeuil, le melon et la vigne.
Prévenir le mildiou dans votre jardin
Pour minimiser les risques d'infection, voici quelques recommandations :
- Évitez de planter trop serré, car les spores s'propagent facilement entre les plantes.
- Pratiquez la rotation des cultures sur 4 à 5 ans pour désinfecter le sol.
- Paillez autour des pieds de tomate avec de la bardane pour renforcer leur défense contre le mildiou.
Réagir face à une attaque de mildiou
Si le mildiou s'est déjà manifesté dans votre jardin, il est crucial de :
- Couper immédiatement les parties touchées et, si possible, les composter seulement si la température est adéquate.
- Utiliser des traitements préventifs tels que des infusions de tanaisie et des préparations à base d'argile ou d'huile essentielle d'origan.
En prenant ces précautions, vous pourrez sauver vos cultures et continuer à profiter de votre potager sans crainte du mildiou.







