La centrale d'achat de Carrefour, Eureca Mayoristas, a été condamnée à payer une amende de 6,1 millions d'euros pour avoir dépassé la date limite lors des négociations commerciales avec ses fournisseurs français, a rapporté la Répression des fraudes ce vendredi.
Selon la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), Carrefour a manqué à son obligation de finaliser des conventions avec ses partenaires avant le 1er mars 2025, comme l’indiquent les documents diffusés sur le site du ministère de l'Économie.
Une position de contestation
Interrogé par l'AFP, Carrefour a exprimé sa protestation face à cette décision, la qualifiant d'une « absurdité bureaucratique » et d'un exemple de la lourdeur administrative du système de contrôle français. Le groupe indique qu'il compte contester cette sanction par tous les moyens juridiques possibles.
Le distributeur a fait remarquer que seuls quelques jours de retard dans la signature des contrats ont entraîné cette amende, visant à des accords avec de grandes multinationales qui pourraient avoir intérêt à retarder le processus. Ils ajoutent que cette infraction n'a rien à voir avec la qualité des produits.
Antécédents avec d'autres distributeurs
Rappelons que d'autres centrales d'achat ont rencontré des sanctions similaires. Par exemple, fin mars, Aura Retail, qui représente les distributeurs Intermarché, Auchan et Casino, a reçu une amende de 5,46 millions d'euros pour le même type de manquement. En février, E.Leclerc avait été condamnée à une amende de plus de 33 millions d'euros pour ne pas avoir respecté les délais pour 70 contrats en 2025.
Cette situation met en lumière la pression à laquelle font face les distributeurs dans leurs relations avec les fournisseurs, ainsi que les défis auxquels ils doivent faire face pour naviguer dans un cadre réglementaire complexe.







