Une peine de prison ferme a été infligée à un individu reconnu coupable de trafic de compteurs électriques Linky, ainsi que de vendre des formations pour commettre ces actes. Ce jugement représente une première dans l'histoire judiciaire française.
Vers encore plus de contrôles en 2026
Cette décision pourrait dissuader de potentiels fraudeurs. En effet, pour la première fois, un homme a été condamné à neuf mois derrière les barreaux par le tribunal de Nancy pour complicité d'escroquerie à la consommation d'électricité. Enedis, gestionnaire du réseau de distribution électrique, a également décidé de se porter partie civile dans cette affaire.
Une fraude en hausse : Depuis 2022, Enedis a enregistré environ 100 000 suspicions de fraudes, selon les propos d'Hervé Luthringer, directeur régional Lorraine pour Enedis. Ce dernier a déploré aussi que ce type de trafic représente non seulement une perte financière, mais aussi un danger potentiel pour ceux qui utilisent ces dispositifs.
L’individu condamné ne se contentait pas de proposer ses services : il offrait également des formations pour inciter d'autres à enfreindre la loi. « C’est de l’électricité volée, et cela met en péril la sécurité de tous », a averti Luthringer.
Pour contrer ce fléau, Enedis a intensifié ses efforts : l'an dernier, 40 000 contrôles de compteurs Linky ont été réalisés, une augmentation significative par rapport à 2024, qui en comptait seulement 12 000. Les prévisions annoncent une montée à 60 000 contrôles d’ici 2026.







