Depuis sept années, l'Agence régionale de santé de Normandie, le CHU de Caen et la Fondation de la Miséricorde s'associent pour offrir une vaccination gratuite au sein des établissements scolaires. Le collège de Merville-Franceville, comme beaucoup d'autres, participe activement à cette campagne.
À quelques jours de ses 14 ans, Sacha, comme de nombreux camarades, se prépare à recevoir une nouvelle dose du vaccin contre le papillomavirus. Ce vaccin joue un rôle crucial, notamment dans la prévention de certains cancers.
Depuis 2019, la Normandie a intensifié ses efforts de vaccination scolaire. "Le papillomavirus se transmet principalement lors des rapports sexuels et peut causer des cancers au niveau de la gorge, de l'anus et des organes reproducteurs chez les garçons", explique-t-on à Sacha avant son injection.
Le docteur Jocelyn Michon, spécialiste en maladies infectieuses au CHU de Caen, souligne les bénéfices de la vaccination en affirmant : "Cette injection peut offrir une protection à vie contre les cancers de l'utérus et d'autres pathologies associées."
L'importance de vacciner tôt
Les experts de santé insistent sur le fait que cette initiative permet d'éviter jusqu'à 90 % des infections à l'origine des cancers liés au HPV. Ils recommandent d’administrer le vaccin dès l'entrée en classe de cinquième, un moment clé dans la vie des jeunes.
Le docteur Michon mentionne : "L'idéal est de vacciner avant les premiers rapports sexuels. Vacciner à l'âge de 11 ans est optimal car à ce moment-là, le système immunitaire est suffisamment mature pour répondre efficacement, et deux doses sont généralement suffisantes."
Actuellement, selon l'Agence régionale de santé, environ 70 % des filles et 49 % des garçons de Normandie ont reçu leur vaccination. Ces chiffres soulignent l'importance et l'urgence de ces campagnes pour protéger la santé des jeunes générations.







