Donald Trump a déclaré mercredi qu'un accord de paix avec l'Iran était "très possible", provoquant ainsi une chute du pétrole et un regain d'optimisme sur les marchés boursiers. Lors d'une discussion avec des journalistes dans le Bureau ovale, Trump a précisé : "Nous avons eu de très bonnes discussions dans les dernières 24 heures".
Bien que le président républicain ait évoqué la possibilité de mettre fin à l'opération militaire "Fureur épique" dans le cas d'un accord, il n'a pas hésité à rappeler la menace d'une intensification des bombardements. Cette dernière fait référence à la campagne américano-israélienne menée entre fin février et début avril.
Mohammad Bagher Ghalibaf, principal négociateur iranien, a mis en garde contre ce qu'il considère comme une tentative de Washington de forcer la "reddition" de Téhéran par des manœuvres stratégiques. Cependant, le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a affirmé que "l'Iran examinait toujours le plan et la proposition américaine", montrant une certaine ouverture malgré les tensions.
- Festivités sur les marchés -
Du côté des marchés financiers, une atmosphère d'optimisme a prévalu. À Tokyo, l'indice Nikkei a enregistré une hausse de 5,53 % peu après 04H30 GMT, et des gains ont également été observés à Hong Kong et Shanghai. Après une journée euphorique, Wall Street et les bourses européennes ont également connu des hausses significatives.
En conséquence, le prix du baril de Brent a chuté de près de 8 % pour atteindre 101,27 dollars, marquant une baisse significative par rapport aux 126 dollars atteints précédemment. En Asie, le baril se traite à 101,87 dollars, en légère hausse.
Mardi, Trump avait annoncé la suspension d'opérations militaires en raison des "grands progrès accomplis" dans les discussions avec l'Iran, permettant aux bateaux bloqués dans le Golfe de traverser le détroit d'Ormuz, clé du commerce mondial des hydrocarbures.
Ce dernier est verrouillé par Téhéran depuis le début du conflit, qui a fait des milliers de victimes, principalement en Iran et au Liban. Malgré cela, Washington a maintenu son blocus maritime et, mercredi, le Pentagone a annoncé qu'un pétrolier iranien tentant de forcer le blocus avait été "neutralisé".
Dans ce contexte, le porte-avions Charles-de-Gaulle se prépare à déployer ses forces dans le Golfe, alors que la coalition anglo-française est en état d'alerte pour sécuriser le détroit d'Ormuz après un éventuel accord. Le président français Emmanuel Macron a noté l'importance de cette mission lors d'un échange avec son homologue iranien, Massoud Pezeshkian.
À l'ONU, des résolutions sont en préparation pour demander à Téhéran de dévoiler l'emplacement de ses mines et de cesser ses attaques, a révélé le secrétaire d'État américain Marco Rubio. Un vote est attendu prochainement.
Les récents accrochages en mer, ainsi que les attaques contre les Émirats arabes unis, montrent que malgré une dynamique potentielle vers la paix, les tensions demeurent vives. L'Iran a également nié toute implication dans l'explosion d'un cargo sud-coréen, selon un communiqué de son ambassade à Séoul.
- "Tous les scénarios" -
Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, qui a joué un rôle dans les discussions entre l'Iran et les États-Unis, a exprimé son espoir de voir des avancées vers une paix durable. Cependant, de nombreux Iraniens se montrent las face à cette pression constante. Azadeh, traductrice, a partagé avec une journaliste de l'AFP : "La pression psychologique est énorme. Tout le monde se sent abattu et désespéré par ce jeu mental".
Dans le même temps, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé que l'État hébreu est "préparé à tous les scénarios" face à l'Iran, tandis que son armée se tient prête à mener une opération militaire "forte et puissante". À Beyrouth, des frappes ont ciblé un commandant du Hezbollah, illustrant les tensions qui demeurent dans la région, malgré une trêve temporaire.
Un commandant du Hezbollah a été touché par cette attaque, et le ministère de la Santé libanais a rapporté 11 morts lors de bombardements israéliens, malgré l'accord de cessez-le-feu imposé par les États-Unis. Les sirènes se sont également déclenchées dans le nord d'Israël suite à l'interception d'une "cible aérienne suspecte" en provenance du Liban, démontrant ainsi que la situation reste instable.







