Affirmant fièrement sa condition de «milliardaire» et sa concentration sur le business, Pierre-Édouard Stérin a témoigné devant une commission d’enquête sénatoriale sur ses initiatives philanthropiques, le Fonds du bien commun et le projet Périclès. Cette audition a eu lieu un an après qu'il ait décliné une convocation à l'Assemblée nationale. À distance, il a répondu aux questions des sénateurs sur le financement de ses activités, mêlant philanthropie et politique.
Évoquant son parcours, Stérin a précisé avoir créé deux organismes philanthropiques : le Fonds, destiné à soutenir des démarches d’intérêt général, et le projet Périclès, qu'il a qualifié de «métapolitique». Il a néanmoins été plus clair sur ses ambitions politiques, espérant que ces initiatives contribueront à une reconquête de la droite libérale en France dans un avenir proche.
S'affichant comme un homme d’affaires qui ne cherche pas qu'à s'enrichir personnellement, il a affirmé que sa fortune provient principalement des dividendes de Smartbox, entreprise fondée en 2003, ainsi que de divers investissements. Il souhaite, selon ses propres mots, «faire de l’argent pour faire le bien», mais aussi «être utile», consacrant une proportion modeste de son temps à ses activités philanthropiques.
Stérin, qui a choisi l’exil fiscal en Belgique, a élégamment noté que cela lui permet d’économiser entre 100.000 et 200.000 euros chaque année. Il évoque sa décision de quitter la France sous la présidence de François Hollande, qualifiant cette période de révolte contre ce qu'il perçoit comme une hostilité envers les riches.
Concernant le financement de ses projets, Stérin a avoué à peine comprendre les «raisons techniques» derrière leurs structures financière, mais a insisté pour dire qu'il ne y avait aucune «collusion des genres». Selon lui, le Fonds du bien commun et Périclès sont «deux projets totalement indépendants», chacun ayant sa propre ambition.
Stérin se considère au «centre de la droite» mais n’hésite pas à exprimer des opinions marquées sur des sujets sensibles tels que la remigration des étrangers délinquants. Il semble donc anticiper une polarisation de ses opinions, oscillant entre une droite traditionnelle et des idées plus radicales sur d'autres questions. En somme, cette audition a révélé un homme d'affaires aux ambitions politiques affirmées, mêlant habilement business et bienveillance.







