Les collectivités et la préfète ont réaffirmé leur soutien envers l’Établissement public d’aménagement, mettant en lumière que le projet d’Euratlantique est loin d’être achevé. Avec l’arrivée de la Ligne Grande Vitesse (LGV) de Toulouse à Bordeaux, ce projet est présenté comme ayant un intérêt national. Lors de cette réunion tenue le 4 juin, un membre du cabinet du maire Thomas Cazenave a expliqué : « Nous agissons ensemble. »
Le rapport des ministères des Finances et du Logement, qui vise à limiter l'opération aux réalisations déjà engagées et à évaluer les projets futurs, a suscité des inquiétudes parmi les élus, certains y voyant une possibilité d'abandon de l'OIN (opération d'intérêt national). Selon les informations rapportées par Sud Ouest, ce message clair émanant des autorités nécessite une vigilance accrue.
Un déficit préoccupant à l'horizon 2030
D'après des sources fiables, le déficit pourrait atteindre 85 millions d'euros d'ici 2030 pour cette opération d'aménagement urbain couvrant 738 hectares dans trois communes. En 2023, un audit avait déjà révélé un déficit considérable, mais grâce à l'engagement des élus et à une réorientation vers le développement durable et la construction de logements, un financement de 150 millions d'euros avait été accordé pour poursuivre les travaux.
Alors que la situation se complexifie, le prochain conseil d'administration de l'Établissement public d'aménagement (EPA) prévu le 12 juin s'annonce crucial. Un changement de gouvernance sera appliqué avec le départ de la directrice Valérie Lasek et le passage de la présidence à Thomas Cazenave, le maire de Bordeaux, attestant ainsi de l'engagement renouvelé pour un projet vital pour la métropole.







