Le projet de train à grande vitesse en Californie, ambitieux et attendu, prend forme grâce à l'implication de grands groupes français tels que Keolis et SNCF Voyageurs. La California High-Speed Rail Authority a récemment annoncé un accord de co-développement avec Momentum Alliance Partners, un consortium qui regroupe des experts en infrastructure et en mobilité.
Ce consortium comprend également Plenary Americas, CDPQ Infra, Systra, Jacobs, Sener, Setec, Arup et Steer, renforçant ainsi la dimension internationale de ce projet.
Dans un communiqué, il a été précisé que "l'accord de co-développement marque une étape importante, permettant d'évaluer les options de financement et de réalisation dans un cadre de partenariat public-privé. Au cours des 30 prochains mois, ce partenariat identifiera des stratégies adaptées pour étendre le réseau au-delà du tronçon Merced-Bakersfield en construction".
Les partenaires ont également indiqué que les travaux porteront sur l'ordonnancement des infrastructures, les modèles de mise en œuvre et les possibilités de financement. "Les expertises d'exploitation et de maintenance seront assurées par une coentreprise entre Keolis et SNCF Voyageurs", est-il ajouté.
Un projet contesté par Trump
Christophe Fanichet, le directeur général de SNCF Voyageurs, a exprimé son enthousiasme, affirmant que cet accord de co-développement témoigne de l'expertise française à l'international : "C'est une nouvelle reconnaissance de notre savoir-faire après le projet Alto au Canada". Pour sa part, Frédéric Van Heems, Président de Keolis, a souligné que "Keolis se positionne comme un partenaire clé pour les autorités publiques cherchant à offrir une alternative viables aux moyens de transport traditionnels".
Cependant, le projet n'est pas sans controverse. Donald Trump, dont l'administration avait annulé 4 milliards de dollars de financement fédéral, s'est opposé à cette initiative de grande envergure. Le projet, qui vise à établir une ligne de 600 kilomètres entre San Francisco et Los Angeles en à peine 2h40, rencontre de nombreux obstacles, notamment une augmentation exponentielle de son budget, passé à 113 milliards de dollars. Les travaux, bien que démarrés dans la Central Valley, progressent lentement, et l'ouverture du premier segment de 192 kilomètres reste prévue pour 2032.
Des experts du domaine pointent que, malgré ces défis, la coopération franco-américaine pourrait finir par porter ses fruits, à condition de surmonter les obstacles financiers et politiques. Un véritable défi qui pourrait redéfinir le paysage ferroviaire californien.







