Le 1er janvier 2016, la France a vu la création de 13 régions métropolitaines, dont la nouvelle Normandie, née de la fusion entre la Basse-Normandie et la Haute-Normandie. Dix ans après cet événement marquant, il est temps d'évaluer les résultats de cette réunification. Des experts ont souligné que la transition s'est faite dans un contexte d'improvisation, sans études préalables ni outils adéquats pour guider le processus. Frédéric Ollivier, directeur général des services, a déclaré que « le Big Bang » redouté par certains acteurs n'a heureusement pas eu lieu, signalant un passage relativement fluide à la nouvelle organisation régionale.
Actuellement, la Normandie emploie environ 5 000 agents, dont près de 3 500 travaillent dans les lycées et 1 500 sur les deux sites du conseil régional à Caen et Rouen. En 2016, une grande partie des agents a changé de fonction, un processus qui a nécessité des milliers d'heures de formation. Bien que moins de 2,5 % ait regretté cette transformation, la question d'une éventuelle économie ou d'une augmentation des coûts se pose avec persistance.
Une étude de l'INSEE a révélé des résultats mitigés, certaines communes signalant des économies de l'ordre de 15 %, tandis que d'autres ont observé des dépenses accrues. Selon un rapport du Conseil régional de Normandie, une réelle nécessité de réadaptation des services et une harmonisation des compétences ont également été identifiées. Pour mieux comprendre cet impact, il est essentiel de réexaminer les données financières provenant d'autres sources, notamment France 3 Normandie, qui a souvent traité ce sujet avec rigueur.
Quel avenir pour cette région désormais unie ? Les réponses restent floues, mais le retour des grands enjeux économiques et sociaux pourrait redéfinir la trajectoire de la Normandie. À l'aube de cette décennie, les Normands sont appelés à réfléchir sur leur identité et l'avenir économique de leur région, une identité qui pourrait bénéficier d'un renforcement des coopérations interrégionales.







