Depuis son retour à la présidence le 20 janvier 2025, Donald Trump a mis en place une politique commerciale résolument offensive, redéfinissant les relations commerciales des États-Unis. En se rapprochant de certaines nations tout en menaçant d'autres, il a cherché à inverser le déficit commercial de la première puissance économique mondiale. Cependant, les résultats de cette stratégie sont loin d'être ceux escomptés.
Le 2 avril dernier, Trump a dévoilé une augmentation significative des droits de douane pour les produits importés. Cette mesure, qui était censée favoriser la réindustrialisation des États-Unis, a été perçue au sein de la communauté économique internationale comme une déclaration de guerre commerciale, notamment à l'encontre de l'Europe et de la Chine. Des économistes, comme Jean-Claude Trichet, ancien président de la Banque centrale européenne, mettent en garde contre les effets pervers de telles initiatives, soulignant l’impact potentiellement négatif sur les consommateurs américains en raison de la hausse des prix (source : Le Monde).
Les premiers retours sur ces tarifs douaniers suggèrent un avant-goût des conséquences : des industries américaines, qui dépendent des composants importés, ont déjà commencé à ressentir une hausse des coûts, risquant ainsi de diminuer leur compétitivité sur le marché mondial. Selon un rapport d'OCDE, ce choix pourrait conduire à une augmentation du coût des biens pour les ménages américains et à une hausse du chômage dans certains secteurs.
Dans un contexte où la croissance économique mondiale est déjà fragile, les décisions de Trump semblent exacerber les tensions commerciales. De nombreux analystes prévoient que la politique commerciale du président pourrait nuire à l'image des États-Unis à l'étranger, réduisant leur influence et leur pouvoir de négociation dans les affaires internationales.
Comme l'indique le rapport de l'Institut français des relations internationales (IFRI), les effets de telles politiques sont complexes et souvent durables. L'analyse de ces dynamiques révèlera si ces choix stratégiques permettront effectivement d’atteindre une réduction du déficit ou si, au contraire, ils provoqueront un isolement croissant des États-Unis sur la scène mondiale.







