L'abattage de 129 arbres dans le bois de la Faucherie a soulevé des débats passionnés, mais l'aéroport de La Rochelle (Charente-Maritime) défend un projet désormais exemplaire, coûtant près de 300 000 euros. Alors que 600 arbres étaient initialement prévus, la direction a effectué cette réduction suite à une mobilisation active de la société civile.
Débuté avant les fêtes de Noël, l'abattage dans le bois de la Faucherie doit se terminer d'ici la fin janvier 2025, selon les déclarations du syndicat mixte de l’aéroport de La Rochelle-île de Ré. Lieu de débat, ce bois appartient à un terrain privé, et la décision de couper des trees s'est accompagnée d'accords pour élager presque 400 autres arbres, souvent sous le regard vigilant des associations environnementales.
Thomas Juin, directeur général, a justifié ces coupes par des impératifs de sécurité aérienne et des exigences de conformité européenne. Grâce à ces abattages effectués dans les délais, l'aéroport peut fonctionner normalement en toute légalité, avec le soutien de la Direction Générale de l'Aviation Civile (DGAC).
En dépit de cette opération controversée, l'aéroport a reconnu qu'il devra se conformer à des restrictions d’exploitation due à l'environnement du bois de la Faucherie, impactant potentiellement la navigation aérienne lorsque les mauvaises conditions de visibilité prévalent.
Le coût de la coupe des arbres est intégralement supporté par l'aéroport. Cependant, des discussions sont en cours avec la municipalité de La Rochelle et l’État pour contribuer aux projets de compensation, qui prévoient la replantation d'arbres et la création d'habitats pour diverses espèces menacées, y compris les chauves-souris. Les détails de ce programme seront élaborés avec des experts chargés de garantir la protection de la biodiversité.
« Ce sujet est émotionnel, mais nous avons réussi à trouver un compromis acceptable », a déclaré Thomas Juin, soulignant l'engagement à ce travail bien fait et à la mise en œuvre de mesures respectueuses de l'environnement.
Premiers nichoirs
L'aéroport s'est également engagé à travailler avec la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) et Nature Environnement 17 (NE17). Bien qu'initialement critiques des abattages, ces organisations se sont finalement associées pour renforcer les protocoles de protection de la biodiversité. Selon un communiqué de la LPO, des mesures nouvelles ont été mises en place pour garantir un impact minimal sur l'écosystème local, incluant l’installation de nichoirs.
La direction de l'aéroport se veut optimiste et appelle à une appréciation des initiatives en cours, reconnaissant que le projet prendra du temps.
En 2025, l'aéroport a enregistré un nouveau record de passage avec 303 600 voyageurs, marquant une augmentation de 30 % par rapport à 2019 malgré une réduction de 28 % des mouvements aériens. Cette croissance est largement attribuée au secteur du tourisme, représentant plus de 53 % des déplacements, avec un impact économique évalué à 48 millions d'euros pour la région, d'après les chiffres de la direction aéroportuaire.







