Le gouvernement, dans son projet de loi de finances 2026, envisage d'étendre le repas à 1 € à tous les étudiants dans les restaurants universitaires des Crous. À Strasbourg, cette initiative est accueillie avec enthousiasme par les étudiants, qui soulignent son importance pour la gestion de leur budget alimentaire.
Actuellement, le repas à 1 € est réservé aux étudiants boursiers ainsi qu'aux non-boursiers en situation de précarité, après étude de dossier. Les autres étudiants doivent s'acquitter d'un tarif de 3,30 € pour un repas complet, un coût jugé élevé par certains. Selon Libération, ce tarif pourrait être un frein à une alimentation équilibrée pour bon nombre d'étudiants.
Dans le restaurant Galia à Strasbourg, les files d'attente sont déjà longues à midi. Marion, étudiante en troisième année d'histoire, exprime son appréciation : "J'y viens tous les midis car 3,30 € c'est abordable. Évidemment, si je ne payais qu'un euro, ça représenterait une économie non négligeable".
3,30 € : un tarif onéreux pour beaucoup d'étudiants
Un peu plus loin, Cédric, étudiant en histoire également, exprime ses préoccupations. "Avant, j'étais boursier et je ne payais qu'un euro. Maintenant, mes parents gagnent un peu plus, je dois donc payer le tarif plein. Cela devient difficile sans aide", confie-t-il. Une opinion partagée par de nombreux étudiants de la classe moyenne qui ressentent les effets de la hausse des prix.
Enock, venue du Rwanda pour des études en psychologie, met aussi en lumière les complexités que rencontrent les étudiants étrangers pour bénéficier des tarifs sociaux : "Chaque année, il faut remplir un dossier, c'est un véritable parcours du combattant. Une charge mentale en somme", explique-t-elle.
En route vers la généralisation des repas à 1 €
En 2025, l'Assemblée nationale a voté une loi visant à élargir le repas à 1 € à tous les étudiants, une mesure dont le coût est évalué à environ 90 millions d'euros annuels. Ce projet devrait entrer en vigueur en mai, comme l’a annoncé le Premier ministre, Sébastien Lecornu. Cette initiative répond à une précarité étudiante de plus en plus alarmante, un phénomène relevé régulièrement par les syndicats.
Selon une enquête Ifop de 2024, 36 % des étudiants ont déjà dû sauter un repas faute de moyens financiers. Les Crous eux-mêmes expriment des inquiétudes quant à leur capacité à gérer l'afflux potentiel de nouveaux bénéficiaires. Dans une déclaration à Le Monde, le Crous de Strasbourg a choisi de ne pas commenter cette situation actuelle.







