La prime de Noël sera finalement allouée à tous les bénéficiaires, et ne sera pas restreinte aux ménages avec enfants comme cela avait été envisagé au départ, a déclaré le gouvernement à l’AFP mercredi. Destinée sans démarche préalable aux allocataires du RSA et aux chômeurs en fin de droits, cette aide exceptionnelle, instaurée en 1998, continuera de profiter à plus de 2,2 millions de ménages en 2025 et 2026. Cela survient après des débats budgétaires animés à l'Assemblée nationale.
La prime de Noël, dont le projet de budget pour 2026 souhaitait initialement la réserver seulement aux familles avec enfants, sera finalement maintenue pour l’ensemble des bénéficiaires. Cette décision a été confirmée par le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, qui admet que la restriction initiale avait suscité de vives réactions.
En effet, cette prime, qui ne nécessite aucune demande, a récemment été versée aux allocataires du RSA. Les montants stabilisés pour 2024 étaient de 152 euros pour une personne seule, 228 euros pour un couple sans enfants, 320 euros pour un couple avec deux enfants et 335 euros pour une personne seule ayant trois enfants.
Malgré ces décisions, les discussions budgétaires au sein de l'Assemblée ont été intenses. Le ministre a reconnu que cette mesure pouvait sembler "un peu agressive", mais a ajouté, "je ne suis pas sûr que notre pays puisse continuer à financer ces politiques de générosité maximale".
Le dispositif reste finalement le même
Alors que les débats se poursuivent, le dispositif sera maintenu pour les prochaines années. Eric Coquerel, député LFI, a souligné sur X que "d’un côté, le gouvernement annonce une augmentation de presque 50 euros de la prime d’activité, et de l’autre, il supprime jusqu'à 230 euros à 1,2 million d’allocataires en retirant la prime de Noël".
Dans un autre registre, le Parti Socialiste a précisé avoir reçu de "très claires assurances" du gouvernement concernant le maintien de la prime de Noël, évoquant des négociations en cours pour éviter toute censure budgétaire. Le ministère de l’Action et des comptes publics a également affirmé que « le cadre d’attribution de la prime demeurerait inchangé », garantissant que "en 2025 comme en 2026, la prime de Noël ne baissera pas".
Célébrée depuis sa création par le gouvernement de Lionel Jospin en 1998 pour soutenir les chômeurs, la prime de Noël a fait l'objet d'une attention renouvelée en période de crise. Ce soutien vital continue de concerner plus de 2,2 millions de ménages bénéficiant de minima sociaux.
Par ailleurs, l’Assemblée nationale a récemment voté contre deux motions de censure, permettant ainsi l’adoption en nouvelle lecture du budget de l’État pour 2026. Ce budget est attendu pour un vote définitif en début de semaine prochaine après une brève oscillation au Sénat.







