Dans le cadre de la récente interdiction des réseaux sociaux pour les enfants de moins de 15 ans, l'éditorial de Jefferson Desport dans Sud Ouest a mis en lumière les dangers de la manipulation de l'opinion publique par des plateformes à capitaux américains, telles que X et Facebook. Étonnamment, ces réseaux demeurent très prisés par certains membres du personnel politique, y compris le président de la République, qui est actif sur le réseau d'Elon Musk. Si l'interdiction d'utilisation de X et Facebook par les élus ne nuirait probablement pas à leur rentabilité, elle serait synonyme d'un message fort en termes de responsabilité et d'exemplarité.
Pourquoi ne pas diriger l'attention vers des outils tels que l'Agence France Presse (AFP), qui bénéficie d'une réputation reconnue pour la qualité de ses contenus ? En utilisant des canaux officiels, les décideurs pourraient à la fois renforcer leur crédibilité et créer un précédent en matière de communication responsable. Ce type de diffusion est justement en phase avec les caractéristiques d'un réseau social moderne.
De plus, lors de l'adoption du projet de loi, il est préoccupant de constater que seulement 160 députés ont voté, représentant environ 35 % de la totalité. Bien que ce vote ait eu lieu tard dans la nuit, les citoyens ont le droit d'attendre des parlementaires qu'ils trouvent des solutions à cette habitude des débats nocturnes, qui pose question sur l'engagement démocratique au sein de l'Assemblée. Comme l’a souligné un expert en communication politique, cela montre un décalage entre les exigences du public et l'implication des élus. Le changement nécessite un leadership, et il est temps que les décideurs prennent position.







