Le permis de conduire ne pourra plus être subventionné par le compte personnel de formation (CPF), sauf pour les demandeurs d'emploi, selon le budget 2026 récemment adopté. Cette mesure a suscité des tensions, avec le député LFI des Bouches-du-Rhône, Manuel Bompard, accusant les sénateurs socialistes d'en être à l'origine.
Le volet des dépenses du budget, adopté par le biais de l'article 49.3, promeut une politique de restriction budgétaire au détriment de l'accès à la formation. Bompard a été clair dans ses déclarations : “A cause d'un amendement socialiste repris par le gouvernement, le CPF ne permettra plus de payer le permis B”, a-t-il tweeté en déplorant cette décision, ajoutant que cela pourrait avoir des répercussions sociales désastreuses.
La fin de ce financement pour le permis de conduire soulève des questions parmi les syndicats et les organismes de formation. La Fédération des auto-écoles a en effet réagi, qualifiant cette décision de bombe sociale pour ceux qui cherchent à obtenir leur permis afin d'améliorer leur employabilité. En effet, de nombreux experts en politiques publiques estiment que le permis de conduire est essentiel pour l'accès à l'emploi, particulièrement dans les zones rurales ou mal desservies par les transports en commun.
Dans un contexte où la mobilité est devenue une nécessité, cette mesure pourrait donc limiter les opportunités pour de nombreux Français. Des voix discordantes se sont également élevées pour dénoncer le manque de prévoyance et d'empathie du gouvernement et des parlementaires envers les personnes en difficulté économique.
Alors que le gouvernement défend ses choix budgétaires, l'impact de ces restructurations sur l'accès à la formation et à l'emploi reste une préoccupation majeure. Comment cette situation évoluera-t-elle ? La réponse sera cruciale dans les mois à venir, alors que le débat sur la politique sociale continue de faire rage.







