La sortie imminente de Rachida Dati du ministère de la Culture avant les élections municipales crée l'urgence d'un "ajustement" au sein du gouvernement, prévu pour la mi-février. Toutefois, le Premier ministre Sébastien Lecornu pourrait souhaiter aller au-delà d'un simple ajustement, en envisageant de remercier non seulement les ministres candidats, mais aussi ceux jugés peu convaincants depuis octobre dernier.
Après des mois d'incertitude, Sébastien Lecornu semble avoir sécurisé sa position à la tête du gouvernement. Cependant, son entourage a indiqué que "le Premier ministre envisage de soumettre au président de la République un réajustement ministériel, à l'issue d'une période budgétaire prometteuse". Cette déclaration a été corroborée par Franceinfo, soulignant la réalité d'un gouvernement en constante réévaluation.
Le départ de Rachida Dati, qui a récemment annoncé sur France Inter sa décision de quitter son poste pour se concentrer sur la mairie de Paris, accentue la nécessité de réorganiser le cabinet. "Jusqu'à un temps récent, il n'était pas incompatible qu'un ministre fasse campagne tout en conservant son poste", a-t-elle déclaré, laissant cependant peu de place à la spéculation concernant son avenir au sein du gouvernement.
La ministre des Sports et les autres ministres concernés
Par ailleurs, Michel Fournier, ministre délégué chargé de la Ruralité, a également des ambitions municipales, souhaitant se représenter à la mairie de Voivres dans les Vosges. Son entourage affirme : "Il y aura une nécessité de cohérence et il y aura une solidarité gouvernementale". Le ministre, connu pour sa fidélité à Sébastien Lecornu, pourrait bien jouer un rôle clé dans ce remaniement, alors même que son ministère est devenu celui des espoirs pour les zones rurales.
"Michel Fournier est satisfait, à ce ministère, de pouvoir poursuivre son combat pour la ruralité."
L'entourage du ministre délégué chargé de la Ruralité, à Franceinfo
Avec la campagne officielle des municipales qui approche, les attentes vis-à-vis des changements au sein du gouvernement sont de plus en plus pressantes, et tout se joue pour Sébastien Lecornu. La question demeure : qui aura la chance de rester et qui devra partir ?







