Dans une communication interne adressée à l'ensemble des employés, Guillaume Faury, le PDG d'Airbus, évoque les défis majeurs qui pourraient affecter l'entreprise au cours de l'année 2026. Il souligne les risques géopolitiques croissants et l'impact du protectionnisme américain, précisant que cela pourrait entraîner des pertes "importantes". Faury appelle à "l'esprit de solidarité" pour surmonter ces défis.
À travers un message révélé par Reuters, le dirigeant exprime ses préoccupations concernant les impacts potentiels sur le "plan logistique et financier". Il annonce que l'année 2026 débutera sous le signe d'une "série sans précédent de crises" liées à des évolutions géopolitiques déstabilisantes. Les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine sont cités comme des facteurs aggravants dans un contexte industriel déjà complexe.
Un contexte industriel semé d'embûches
Faury précise également que l'environnement économique global est caractérisé par des "embûches". "Nous devons avancer dans un esprit de solidarité et d'autonomie", déclare-t-il, en soulignant la nécessité d'une stratégie collective face aux incertitudes grandissantes.
Malgré ces avertissements, la note du PDG inclut des félicitations à l'égard des 160 000 collaborateurs pour leurs performances, compliquant la situation par le fait que les résultats financiers de l'entreprise seront annoncés prochainement. On sait déjà qu'Airbus Helicopters a connu une forte croissance en 2025, enregistrant 544 commandes, principalement en raison de l'augmentation des commandes militaires en Europe.
Alors que le secteur aéronautique traverse des temps tumultueux, la réaction des experts et des analystes reste entre inquiétude et relativité, certains soulignant que Airbus pourrait encore tirer parti de sa position sur le marché mondial.







