Il y a trois ans, l'assassinat d'Agnès Lassalle, une enseignante d'espagnol de 53 ans, avait secoué la France. Mortellement poignardée par un élève en pleine classe, ce drame a eu un impact considérable sur les milieux éducatifs et au-delà. Le procès de celui qui a commis l'irréparable s'ouvre ce mardi 21 avril
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A la mémoire d'Agnès, Stéphane Voirin, son partenaire, a décidé de faire entendre sa voix lors du procès. Chaque jour, il portera un tee-shirt arborant le visage de sa compagne, en espérant obtenir justice. "Agnès, ce qu'elle voudrait, c'est faire vraiment émerger la vérité. Je pense qu'elle voudrait crier à l'injustice de la situation. J'espère seulement voir le prévenu afin qu'il fasse face à ses responsabilités," confie-t-il, visiblement ému et déterminé.
Pas d'abolition du discernement, selon le parquet
Le 22 février, au lycée privé de Saint-Jean-de-Luz, l'horreur a frappé pendant un cours d'espagnol. À 9 h 45, un élève âgé de 16 ans a porté un coup de couteau fatal à Agnès Lassalle. Le débat au tribunal se concentrera sur la santé mentale du jeune meurtrier, et trois expertises doivent éclairer la question de son discernement. Selon le parquet, il n'y a pas d'abolition du discernement, ce qui signifie qu'il sera jugé.
Le procès, qui se déroule à huis clos devant la Cour d'Assises de Pau, est prévu pour s'étendre sur quatre jours. Des représentants du corps éducatif craignent que ce traumatisme, toujours présent, ne soit pas suffisamment pris en compte. Comme le souligne un représentant de la CFDT des enseignants, "le souvenir de cet événement tragique pèse lourd sur nos esprits".







