Alors que l'hantavirus suscite des inquiétudes croissantes, le port du masque refait son apparition dans les transports en commun. Ce phénomène témoigne d'une appréhension parmi les Français, qui se rappellent des désagréments du confinement passé. À ce jour, la France compte 2,1 milliards de masques en stock, mais un peu plus de 700 millions d'entre eux sont déjà périmés.
Depuis le lundi 11 mai, quelques voyageurs ont choisi de revêtir de nouveau leurs masques dans les transports. "Pour moi, c'était tout naturel de le remettre," déclare l'un d'eux. Une autre passagère ajoute : "Avec le nouveau virus qui est annoncé, on a un peu peur..."
Bien qu'aucune épidémie ne soit déclarée actuellement en France, la demande pour des masques a explosé. Emmanuel Nizard, fondateur de la marque Le Masque Français, témoigne de l'augmentation de la production : "Normalement, nous recevons dix commandes par jour, et désormais nous en sommes à 200." Actuellement, l'entreprise produit 25 000 masques par jour, avec la capacité de multiplier cette production si nécessaire. Il conserve également des réserves de matières premières pour mieux se préparer.
La France est-elle suffisamment armée face à l'hantavirus ?
Mais la question demeure : la France est-elle prête à affronter une nouvelle pandémie ? Un rapport de la Cour des comptes met en lumière l'état des stocks d'équipement. En 2024, le pays dispose d'une réserve de 2,1 milliards de masques, mais 706 millions sont périmés, achetés durant la crise de la Covid-19 et pouvant avoir perdu leur efficacité. Le renouvellement de ces stocks est en cours, bien que des difficultés persistent, certaines entreprises ayant cessé leur activité.
En matière d'infrastructure sanitaire, la France a aussi des chambres à pression négative, essentielles pour éviter la propagation de virus dans les hôpitaux. Cependant, le CHU de Strasbourg admet que ses installations sont insuffisantes : "Pour la Covid, nous avons été débordés, avec seulement trois chambres pour un service de 23 lits," confie le professeur Yves Hansmann, chef de pôle maladies infectieuses au CHU. Face à cette situation, le gouvernement appelle à une meilleure coopération au sein de l'Union européenne pour faire face aux menaces sanitaires.







