Monji H. a avoué avoir tué quatre personnes en août dernier, affirmant être guidé par des visions perçues comme « des messages de Dieu ». Une expertise psychiatrique a révélé des troubles mentaux graves, recommandant son hospitalisation.
Monji H, bien qu'ayant confessé le quadruple meurtre survenu à Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), pourrait ne jamais être jugé. Un rapport d'expertise psychiatrique a déterminé qu'il souffre d'une « abolition du discernement et du contrôle de ses actes ».
Le 13 août 2025, la découverte de quatre corps dans la Seine a conduit à l'arrestation de Monji H., un tunisien sans domicile fixe de 28 ans. Lors d'une confession, il a expliqué avoir agi suite à des visions qui remettaient en question son état mental.
Selon un rapport d’expertise psychiatrique daté du 12 mai 2026, que Le Parisien a pu consulter, le Dr. Liova Yon, psychiatre, souligne une « abolition du discernement ». Le rapport conclut que Monji H. présentait un « trouble schizophrénique » aggravé par des addictions à l'alcool et au cannabis. Ses manifestations psychotiques ont été jugées comme ayant directement influencé ses actes criminels.
L’expertise recommande une hospitalisation
Ce diagnostic entraîne une irresponsabilité pénale pour Monji H. Le rapport recommande son hospitalisation afin d'établir un diagnostic plus précis et de lui fournir des soins adaptés. Par conséquent, un procès n’est pas envisagé malgré la gravité des faits.
Lors de sa dernière rencontre avec le psychiatre, Monji H. a de nouveau reconnu avoir commis les meurtres d'Abdellah Mekhies, Amir Ben Hlila, Sami Khellal et Frantz Darien, tous assassinés le même jour. Il a précisé : « J’ai tué quatre personnes, j’en connaissais deux, c’était des copains ». Selon son récit, il a étranglé les victimes après avoir été submergé par des visions considérées comme des ordres divins. Depuis son incarcération, il a également tenté d'assassiner un autre détenu, répétant un schéma similaire.
Né en Tunisie il y a 28 ans, Monji H. a vécu dans des conditions difficiles, marqué par le décès de son père dans son enfance. Arrivé en France il y a trois ans, il a d'abord séjourné à Marseille avant de s'installer en Île-de-France. Avant les meurtres, il était sans abri et travaillait de manière informelle sur les marchés. Son casier judiciaire était vierge, et il n'était pas connu des autorités.
Désormais, le juge d’instruction envisage de demander une contre-expertise pour valider ou contester les conclusions de l'expertise actuelle.







