Une nouvelle affaire ébranle la réputation de Jean Messiha. En effet, selon des investigations menées par BFMTV, une cagnotte de 60 000 euros lancée en 2024 pour venir en aide au gérant d'un magasin Geox à Strasbourg n'a jamais atteint son destinataire.
Cette cagnotte, lancée suite à une altercation médiatisée, avait été établie pour financer d'éventuelles procédures judiciaires et venir en aide à Nicolas, le gérant menacé de violence. Pourtant, Messiha indique qu'aucune demande de ces fonds n'a été formulée, attisant les soupçons quant à la gestion des collectes qu'il a initiées.
Cagnotte personnelle
Cette révélation arrive alors que Messiha est déjà dans le viseur des autorités suite à une plainte déposée par Sandrine Le Hay Moello, la veuve de l'agent pénitentiaire Fabrice Moello, tué en mai dernier. Selon son avocat, cette plainte pour abus de confiance a conduit à l'ouverture d'une enquête préliminaire par le parquet de Paris. "Nous n'avons toujours pas reçu les fonds collectés en hommage à nos proches," a-t-elle déclaré.
Pendant son intervention sur BFMTV, Messiha a tenté de se défendre en rejetant la responsabilité sur la plateforme de financement participatif. Il a affirmé que les bénéficiaires de la cagnotte étaient clairement identifiés et que GoFundMe avait failli à son devoir de diligence en ne vérifiant pas la situation des bénéficiaires.
"Les 42.000 euros, je vais les rembourser"
— BFM (@BFMTV) May 28, 2026
Accusé d'avoir empoché le montant de la cagnotte destinée aux familles des agents tués lors de l’évasion de Mohamed Amra, Jean Messiha s'explique pic.twitter.com/NAqaMuV4Qi
Il a, par ailleurs, porté plainte contre GoFundMe, assurant qu'il croyait recevoir des fonds pour sa propre cagnotte. "Jusqu'à récemment, je ne savais pas que ces sommes avaient été indûment transférées sur mon compte personnel. Cela nuit gravement à ma réputation," a-t-il ajouté, citant des "conséquences désastreuses" sur sa probité.
Ce n'est pas la première fois que Messiha se retrouve en difficulté à cause d'une cagnotte. Une autre levée de fonds, initiée pour un policier poursuivi après l'affaire Nahel, a déjà été au cœur d'une enquête pour escroquerie.







