Au moins seize personnes, principalement des élèves, ont tragiquement perdu la vie et plus de soixante-dix ont été blessées dans un incendie qui a ravagé un dortoir d'un pensionnat féminin à Gilgil, au Kenya. L'alerte a été donnée jeudi à 3h30 (heure locale), rapportent des sources officielles.
La Croix-Rouge a confirmé le déploiement de ses équipes sur les lieux de l'incident, bien que le bilan soit encore incertain. Aucun âge des victimes n'a été communiqué jusqu'à présent. Les témoignages de personnes présentes dans l'établissement décrivent une scène de chaos, avec des parents affolés se rendant à l'école, espérant obtenir des nouvelles de leurs enfants.
Le ministre de l'Intérieur kényan, Kipchumba Murkomen, ainsi que le directeur adjoint de la police, Eliud Lagat, se sont rendus sur place pour suivre la situation de près. Le chef des enquêtes criminelles, Mohammed Amin, a annoncé qu'une enquête préliminaire sur les causes de ce sinistre serait menée rapidement.
Cet incident tragique rappelle les précédents drames alimentaires dans le pays. En 2024, un autre feu avait coûté la vie à 21 élèves dans un dortoir proche de Nyeri. Le Kenya a connu d'autres tragédies similaires au cours des années passées, notamment l'incendie dévastateur survenu en 2001, qui avait causé la mort de 67 jeunes dans un lycée du district de Machakos.
La situation dans les pensionnats kényans est particulièrement préoccupante, car ces institutions sont souvent surpeuplées et manquent de mesures de sécurité adéquates. Les experts en sécurité incendie appellent à une réévaluation des normes en vigueur pour prévenir de telles catastrophes à l'avenir. Pour plus d'informations, consultez Le Figaro.







