Un homme de 99 ans, résident d'une maison de retraite à Berne, en Suisse, a récemment vu le montant de ses frais de soins mensuels s'envoler de 400 à 1 200 euros. Cette augmentation, rapportée par le média Beobachter, est principalement due à la nécessité d'apporter deux verres d'eau par jour.
Hans Kölliker, qui espérait profiter d'une retraite tranquille, se retrouve perplexe face à cette hausse de facturation. D'après les responsables de l'établissement, ces frais supplémentaires couvrent des mesures de contrôle destinées à éviter le risque de déshydratation. Comme il le souligne, "on me facture 728 francs par mois pour deux verres d'eau et un rappel d'hydratation. C'est difficile à comprendre."
Une facture qui augmente à vitesse grand V
Auparavant, Hans était classé au niveau 1 des besoins en soins, bénéficiant d'un suivi minimum. Cependant, une récente évaluation a modifié son statut, entraînant des coûts bien plus élevés. L'Ehpad a justifié ce changement par la nécessité d'un suivi plus rigoureux de son hydratation. "Nous appliquons simplement les directives officielles," a expliqué la direction de l'établissement. Ainsi, bien que certaines de ses dépenses soient couvertes par son assurance maladie, le retraité se retrouve avec des charges financières nettement plus importantes chaque mois.
Face à cette situation, M. Kölliker envisage de demander des clarifications sur les critères ayant mené à cette réévaluation de ses besoins en soins. Nombreux sont ceux qui, comme lui, s'interrogent sur la transparence des frais dans les établissements pour personnes âgées. La situation met en lumière un enjeu crucial concernant le coût de la prise en charge des seniors et les conséquences financières auxquelles ils doivent faire face. Des experts en gérontologie soulignent l'importance d'une meilleure communication et d'une transparence dans le système de santé pour éviter de telles surprises désagréables.







