Un cold case de longue date en Moselle vient enfin d'être élucidé. Le mari d'Hakima Boukerouis, dont le corps avait été découvert en 2005 dans un bidon, a avoué avoir commis ce crime horrible, ainsi qu'un meurtre supplémentaire impliquant son fils né d'une précédente union. Cette révélation a été annoncée par le procureur de Metz, David Touvet.
Le suspect, âgé aujourd'hui de 78 ans, a été interpellé en juin 2025 grâce à des avancées dans l'analyse ADN. L'identité de la victime, longtemps demeurée un mystère, a finalement été confirmée, permettant ainsi de relier le meurtre à cet homme qui a longtemps foulé librement le sol français.
Un aveu surprenant
Saïd Lalaouna, initialement accusant un tiers d'être responsable du décès de son épouse, a revu sa version des faits lors d'un interrogatoire en juin dernier. Il a reconnu avoir tué Hakima, ainsi que son fils, en raison de leurs relations adultérines, a précisé le procureur.
Ce dernier détail ajoute une autre couche de complexité au drame. Une nièce du suspect, qui aurait été mentionnée comme complice dans ce crime, fait également l'objet d'une enquête et a été placée sous contrôle judiciaire.
Comment le corps a été découvert
Le corps d'Hakima Boukerouis, surnommée « la femme du tonneau », a été découvert le 7 janvier 2005, dissimulé dans un bidon en plastique trouvé sur le bord d'une route forestière près de Sarrebourg en Moselle. Des preuves de violence, telles que des lésions d'armes blanches, ont été relevées sur le corps. Selon des documents d'Interpol, le même bidon avait été repéré dans la rivière Sarre rouge des mois auparavant.
Née en avril 1970 en Algérie, Hakima aurait été tuée entre septembre et octobre 2004. Étrangement, son mari continuait de la déclarer aux impôts après sa disparition, une manœuvre qui laisse perplexe de nombreux observateurs, y compris des experts en criminologie qui notent que ces cas de manipulation sont fréquents dans les affaires de violence domestique.
Placé un temps en détention, Saïd Lalaouna avait été libéré pour des raisons de santé avant de passer aux aveux. Le procureur n'a pas confirmé si une nouvelle détention avait été ordonnée suite à ses déclarations.







