Le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc se prépare à juger une femme et un homme pour des injures publiques, suite à des commentaires offensants publiés sur la page Facebook de la gendarmerie des Côtes-d’Armor après de violentes intempéries en septembre 2025. L’audience est fixée au 3 février 2026.
Selon le code pénal français, c'est le ministre de l’Intérieur qui doit porter plainte au nom de la gendarmerie lorsqu'elle est visée par des injures. Cette procédure a été respectée avec l'intervention de Laurent Nuñez, le ministre en fonction, qui a officiellement signé la plainte.
Les injures en question ont été postées sur le réseau social à la suite des événements tragiques causés par des intempéries ayant touché le département aux 21 et 22 septembre 2025, où une femme a malheureusement perdu la vie près de Guingamp. Alors que la gendarmerie tentait de gérer une situation d'urgence, elle s’est vue accusée d’inefficacité par certains internautes.
Des messages à caractère haineux
La cellule de renseignement du groupement de gendarmerie a rapidement identifié les deux suspects ayant publié des commentaires jugés haineux. Ces actes ont entraîné une enquête approfondie, suivie d'une décision du procureur de la République de renvoyer les accusés devant le tribunal correctionnel, comme le rapporte Le Monde.
Lors de l'audience, bien que Laurent Nuñez soit la victime officielle, il est peu probable qu'il assiste au procès en personne. Anita Dupont, experte en droit pénal, note que « cette affaire soulève des questions importantes sur la liberté d'expression sur les réseaux sociaux et ses limites ». Les commentaires de certains internautes révèlent un profond mécontentement, mais l’anonymat derrière un écran ne doit pas servir de bouclier pour des propos injurieux.
Alors que le procès approche, la société reste divisée sur cette question, mettant en lumière le fossé entre les forces de l'ordre et les citoyens en matière de communication publique et d'engagement.







