À partir du 13 janvier, un jeune homme de 16 ans est jugé pour avoir élaboré un projet d'attentat au Mans durant l'année 2024, sous l'influence avérée de l'État islamique. Au tribunal pour enfants de Paris, il est poursuivi pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un acte de terrorisme, selon une déclaration du Parquet national antiterroriste (Pnat).
Les autorités avaient interpellé le suspect en novembre dernier, révélant qu'il avait été profondément influencé par l'idéologie djihadiste tout au long de l'année précédente. Ses comportements en ligne étaient particulièrement préoccupants ; il avait consulté des sites liés à des groupes terroristes et s'était intéressé de manière persistante aux techniques utilisées par les djihadistes.
Une radicalisation alarmante
D'après le dossier, cet adolescent a manifesté un intérêt accru pour des contenus faisant l'apologie d'un islam radical. Le Pnat a noté ses recherches intensives sur les méthodes d'attentats en France et dans le monde, ainsi que des téléchargements de chants religieux glorifiant le djihad. Ces éléments alimentent les soupçons de sa radicalisation avancée, propulsée par des échanges avec des partisans de l'EI via des messageries cryptées comme Telegram.
Des objectifs dangereux
L'enquête a mis en lumière des intentions inquiétantes, notamment des recherches sur des produits explosifs et l'acquisition d'armes. Il a même visité une armurerie localement, tout en étudiant la disposition des caméras de surveillance et en identifiant des cibles traditionnellement visées par l'EI. Un arsenal divers, comprenant un couteau, un tournevis, un marteau et une arme factice, a été trouvé chez lui.
Les experts s'inquiètent de la montée de la radicalisation chez les jeunes en France. Selon la sociologue Émilie Dubois, “La vulnérabilité des adolescents face aux influences externes est alarmante, et il est essentiel de comprendre les mécanismes qui mènent à de telles dérives.” Des cas similaires ont été signalés dans la région, mettant en évidence un phénomène inquiétant au sein de la jeunesse, ce qui renforce l'urgence d'une action préventive, comme l'a souligné le ministre de l'Intérieur lors d'une récente déclaration.







