Ce lundi, le tribunal correctionnel de Strasbourg a prononcé une décision forte contre la société Sappe, spécialisée dans l'antipollution et la protection de l'environnement, imposant une amende de 120 000 euros et une interdiction renouvelée d'exercer son activité de transit de coke de pétrole pendant un an sur sa plateforme au Port du Rhin. Cette sanction fait suite à l'absence d'autorisations nécessaires pour une activité jugée potentiellement polluante.
Les plaintes des entreprises voisines, notamment celles du Biobrasseur, qui se trouve à proximité, ont été déterminantes dans l'affaire. François Zind, l'avocat du Biobrasseur, a déclaré : "Il y a eu de nombreuses réclamations de salariés cherchant à exercer leur droit de retrait en raison des poussières noires. Biobrasseur s'inquiétait pour ses employés et la pollution affectant sa production de kombucha."
Le coke de pétrole, décrit par l’avocat comme "très volatile", est importé d'Afrique du Sud et arrive par barge sur le Rhin avant d’être transporté par camion vers Lyon pour être utilisé comme matière première dans des processus industriels. Les nuages de poussière noire, résultant de cette activité, suscitent des inquiétudes sanitaires majeures.
Cette interdiction d'exploitation de Sappe est donc prolongée après que le pôle environnement a ouvert une enquête. La société a entrepris des démarches auprès des autorités compétentes pour régulariser sa situation, impliquant une étude d'impact et une enquête publique. Selon des sources de France Info, la vigilance demeure de mise face à ces enjeux environnementaux, alors que les entreprises victimes de cette pollution continuent d'alerter sur les conséquences néfastes à long terme.
Pour l'heure, les autres activités de la société, telles que le traitement de terres polluées, demeurent autorisées. La situation autour du Port du Rhin soulève des questionnements fondamentaux sur le devoir de protection et la régulation des activités industrielles, cruciales pour la santé publique.







