Sandrine Oscamou, une institutrice de 53 ans, était portée disparue depuis le 6 janvier dernier. Son corps a été découvert le 8 janvier dans le coffre de sa voiture, abandonnée sur le parking d'un centre commercial à Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques. Cette affaire soulève de nombreuses questions et éveille une vive émotion dans la communauté locale.
D’après les premières investigations, le véhicule de Sandrine serait arrivé au parking autour de 2 heures du matin, dans la nuit de sa disparition. Son frère avait lancé un appel à témoins, inquiet pour la sécurité de sa sœur, alors qu’elle était décrite comme une personne joviale et bien intégrée dans sa commune d’Artigueloutan.
Aucune indication d'un tiers impliqué
L’examen post-mortem, réalisé le 9 janvier, a révélé qu’aucun élément ne suggérait l’intervention d’un tiers dans la mort de Sandrine Oscamou. Le procureur a déclaré : "Cet examen confirme donc la piste suicidaire". Selon les experts criminels, il est probable que la victime ait pu accéder au coffre de son véhicule depuis l'intérieur, en passant par la banquette arrière.
Son décès suscite une onde de choc dans le milieu éducatif et chez ses proches. Lors de recherches organisées par des bénévoles, un certain nombre de villageois ont fait part de leur tristesse face à la perte d’une personne si respectée dans la communauté. "C’était une cliente souriante, toujours polie et pleine de gentillesse", confie la boulangère qui la connaissait bien.
Dans cette période difficile, le parquet a décidé de faire appel à l’Apavim, une association d’aide aux victimes, pour apporter un soutien à la famille éprouvée par cette tragédie. Il est important de rappeler que des experts soulignent la nécessité d’une meilleure écoute et d’un soutien psychologique renforcé dans les écoles, soulignant que la santé mentale des enseignants est souvent négligée. Les mots de l'expert en psychologie, le Dr Michel Bernard, résonnent : "Il est crucial d'une part d’identifier les signes de détresse et d’autre part de fournir des ressources adéquates aux individus touchés."
Cette triste affaire met en lumière des problématiques plus larges de santé mentale et de soutien. Les proches de Sandrine Oscamou et la communauté dans son ensemble continueront de pleurer cette perte tragique.







