Le lundi 30 mars, un incendie majeur a éclaté dans un bâtiment désaffecté de l’ancien hôpital de Melun (Seine-et-Marne), surprenant les habitants par son intensité et les fumées toxiques s'élevant dans le ciel, atteignant même les communes environnantes.
Les témoins ont pu comparer la scène à celle d'un incendie dans une usine chimique, tant le panache de fumée noire était dense et répandu. L'incendie a débuté vers 17h20 et a nécessité la mobilisation d'une force considérable, avec jusqu'à 80 pompiers et une trentaine de véhicules d'extinction afin de lutter contre les flammes qui ont ravagé près de 4 500 m² de l'établissement.
Les pompiers sont restés vigilement sur le site toute la nuit, et bien qu'une partie de la toiture se soit effondrée, les autorités ont pu écarter tout risque de propagation, notamment vers le parc Faucigny-Lucinge, qui se trouve à proximité.
L'origine du sinistre : une enquête en cours
Suite à l'incendie, la préfecture de Seine-et-Marne a ouvert une cellule de crise pour gérer cette situation préoccupante. Les pompiers ont procédé à des analyses des fumées, notamment dans les quartiers exposés au vent. Selon le commandant Paul-Édouard Laurain du service départemental d'incendie et de secours (Sdis 77), les résultats ont révélé que la toxicité des particules était inférieure au seuil d'alerte, rassurant ainsi la population en ce qui concerne les risques sanitaires.
La noirceur des fumées est attribuée à l'embrasement des matériaux de la toiture et de ses isolants. Aucun signe d’occupation illégale n’a été trouvé, laissant l’origine de l’incendie pour l’instant mystérieuse. La préfecture a indiqué qu’une « nuisance olfactive » pourrait persister, mais qu'elle n'est pas nocive.
Les autorités analysent également les eaux d'extinction collectées dans le vide sanitaire du bâtiment pour déterminer leur traitement futur. Quant à l'avenir de ce site, Benoit Fraslin, directeur du Groupe hospitalier sud Ile-de-France (GHSIF), a précisé que des études sont en cours pour envisager des projets futurs. Il a également indiqué que le site n’accueillera plus d’activités hospitalières, et que seule l’ancienne maternité reste ouverte pour des formations, dont celles de l'institut de soins infirmiers (IFSI).







