Les députés de La France Insoumise, écologistes et communistes ont exprimé leur inquiétude face à un climat de haine raciste visant des maires nouvellement élus, comme Bally Bagayoko, le maire de Saint-Denis. Lors d'une conférence de presse, le porte-parole écologiste Benjamin Lucas-Lundy a dénoncé un "dépassement de la tolérance" sur les chaînes d'information, notamment sur CNews. Il a appelé le président de la République à "condamner fermement" de telles attaques.
"Nous sommes témoins d'un déferlement de haine raciste, parfois islamophobe, dirigé contre certaines figures de la République, à peine commenté par le gouvernement," a-t-il déclaré, demandant des "mesures concrètes" pour protéger les élus ciblés.
Lundi, les ministres de l'Intérieur, Laurent Nuñez, et de la Culture, Catherine Pégard, ont exprimé leur soutien à Bally Bagayoko, critiquant notamment des commentaires faits sur CNews associant le nouvel élu à "la famille des grands singes". Cette déclaration a suscité une vague d'indignation parmi les parlementaires, qui estiment que le silence du gouvernement ne fait qu'encourager de telles dérives.
La cheffe des députés LFI, Mathilde Panot, a également exprimé son désarroi face à l'absence de réaction de la ministre en charge des discriminations, Aurore Bergé, qui, selon elle, semble plus préoccupée par des tweets que par le soutien aux maires menacés. Elle a interpellé : "Il est temps que ceux qui sont en charge de la lutte contre le racisme prennent leurs responsabilités !"
Du côté des communistes, le président du groupe à l'Assemblée, Stéphane Peu, a également dénoncé un "silence assourdissant" du gouvernement face à un climat de haine qui pourrait mettre en danger la cohésion sociale en France. Il a annoncé qu'il interrogera le ministre des collectivités, Sébastien Lecornu, lors de la prochaine séance de questions au gouvernement.
Ce climat de tension soulève des questions cruciales sur le rôle des médias dans la formation de l'opinion publique. Les acteurs politiques s'accordent à dire que la communauté politique doit se lever et ne pas rester silencieuse face à la montée de la haine.







