Dans son entretien accordé au Figaro, Edouard Philippe, maire du Havre et candidat du parti Horizons pour la présidence, a abordé plusieurs propositions concernant l’immigration.
Il a défendu l’idée d’une « immigration de travail choisie », soulignant la nécessité de maîtriser ce flux tout en respectant le modèle économique et social du pays. Philippe a précisé : « Nous avons besoin d’une immigration, surtout face à une population active qui se contracte ». Il a fait référence à la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, qui a délivré 500 000 visas, pour illustrer son propos.
Concernant le regroupement familial, le candidat a évoqué l’importance d’interpréter différemment l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, qui protège la vie privée et familiale. « Il est possible de modifier la Constitution pour préciser notre interprétation de cet article », a-t-il indiqué, sans fournir de détails précis.
Les règles actuelles permettent aux étrangers établis légalement en France de faire venir leur famille, sous condition de répondre à certains critères de logement et de ressources. Philippe a aussi fait part de ses préoccupations sur l’expulsion de personnes sous obligation de quitter le territoire, affirmant que la France doit renforcer son pouvoir d’action : « Pour que ces instruments soient efficaces, nous devons accroître notre puissance et gérer le rapport de force ».
Un autre point clé de ses propositions est la « normalisation » des relations avec l’Algérie, qui, en raison de tensions historiques, refuse souvent de récupérer ses ressortissants. Philippe a argumenté que « la situation actuelle ne doit pas perdurer », et qu’une coopération plus forte est nécessaire pour apaiser ces tensions.
Ces propositions pourraient avoir un impact significatif sur le débat public, alors que l’élection présidentielle approche et que les questions d’immigration restent au cœur des préoccupations des Français.







