Dans la nuit du lundi 30 au mardi 31 mars, les passagers du TGV n°6180 reliant Nice à Paris ont traversé une expérience effroyable. Ce train a été immobilisé pendant de longues heures dans le tunnel de l'Estaque, au nord de Marseille, en raison d'un tragique accident survenu vers 20h, impliquant le décès d'une personne, comme rapporté par la SNCF.
Une journaliste présente à bord, selon France Bleu, a expliqué que le convoi avait d'abord été contraint de freiner brutalement avant de rester bloqué jusqu'à l'aube, entre les gares de Saint-Louis-les-Aygalades et d'Aix-en-Provence TGV.
Les passagers ont dû faire preuve d'une grande patience dans des conditions précaires, souffrant d'un manque d'informations, de l'absence d'eau et d'une quasi-impossibilité à communiquer avec l'extérieur en raison d'un réseau indifférent. Plusieurs voyageurs ont partagé leur désespoir face à cette situation compliqué.
L'intervention des secours et de la police, nécessaire pour gérer la situation après le décès, a requis plus de cinq heures, un délai jugé "anormalement long" par la SNCF, qui a qualifié cette durée d’"exceptionnelle".
Ce n'est qu'au petit matin que la situation a été débloquée. Le train a fait demi-tour vers Marseille, où il est arrivé vers 5h, pour reprendre la route plus tard dans la matinée. Au final, les passagers ont subi un retard dépassant les onze heures, et leur trajet initial vers Paris n'a jamais pu être réalisé.
Comme le rapporte France Bleu, la SNCF a promis un remboursement intégral pour les passagers, avec des compensations allant jusqu'à 150%. La société ferroviaire a de plus affirmé qu'un dispositif d'information et d'accompagnement était en place, bien que certains voyageurs aient exprimé leur mécontentement face à la gestion de la situation.







