Après une décision controversée d'autoriser l'ouverture des commerces, le préfet de la Moselle, Pascal Bolot, a finalement déclaré que les boutiques resteront fermées ce Vendredi Saint. Dans un communiqué publié le 31 mars, il a expliqué : "Je suis attentif aux réactions que cette décision a suscitées, tant au sein des communautés chrétiennes qu'auprès des commerçants. Conscient que ce changement appelle une concertation plus élargie et mieux anticipée, il m'apparait préférable de reconduire, pour cette année, la fermeture des commerces de détail dans l'ensemble du département."
Cette réforme avait provoqué un élan de mécontentement chez certains Mosellans, attachés à la tradition de fermetures durant ce jour férié. L'évêque de Metz, Monseigneur Philippe Ballot, avait lui-même exprimé sa surprise en contactant le préfet pour lui faire part de son scepticisme face à cette décision, la qualifiant d'"inattendue". Selon les opinions recueillies, cette inquiétude n'est pas isolée. Des spécialistes du secteur déplorent les effets d'une telle modification sur l'économie locale, avant même les possibles réactions des clients.L'évêque de Metz s'est prononcé contre cette initiative.
Une ouverture des commerces en 2027 ?
L'initiative du préfet avait également suscité des réactions parmi les organisations syndicales qui craignent que cette mesure n'entraîne la fin d'une tradition de 36 ans. Ils avaient notamment déposé un recours auprès du tribunal administratif de Strasbourg pour contester cette décision. En réponse à la controverse, Pascal Bolot a assuré qu'il ne fermerait pas la porte à la possibilité d'une ouverture des commerces lors des Vendredis Saints futurs, affirmant qu'il engagera un "dialogue avec l'ensemble des acteurs concernés" dans les mois à venir afin d'explorer les conditions d'une telle évolution d'ici 2027.







