L’évêque de Metz a récemment exprimé sa surprise et son mécontentement face à un arrêté préfectoral datant du 23 mars, autorisant l’ouverture des commerces le Vendredi saint, qui précède Pâques. La polémique a conduit le préfet de Moselle à reconsidérer la décision initiale.
Le préfet a finalement annoncé, ce mardi, qu'il renonçait à l’ouverture des commerces pour cette année, déclarant qu’il allait «reconduire, pour cette année, la fermeture des commerces» le Vendredi saint, un jour férié important dans le département. Cette décision a été motivée par les vives réactions des communautés chrétiennes et des acteurs locaux.
Mgr Philippe Ballot, évêque de Metz, avait précédemment souligné que «cet arrêté déroge à ce qui est considéré, depuis de nombreuses années, comme une pratique profondément ancrée dans notre histoire locale». Il craignait que cela n'entraîne un «précédent» qui pourrait perturber les traditions bien établies.
En réponse à la polémique, le préfet a déclaré qu'il était «attentif aux réactions que cette décision a suscitées», tant du côté des communautés chrétiennes que des commerçants, qui se sont plaints des difficultés liées à l’organisation de leurs activités. «Nous engageons, dans les mois à venir, un dialogue avec toutes les parties prenantes», a-t-il ajouté, souhaitant aborder la question de manière collective et apaisée en vue de l’horizon 2027.
Le préfet a aussi tenu à rappeler que «cette décision n'avait pour objet ni la remise en cause du droit local (...) ni le caractère férié du Vendredi saint, auquel les Mosellans sont profondément attachés». Ainsi, la tradition de fermeture des commerces pour ce jour reste bien ancrée, préservant l’identité culturelle de la région.







