Devenue orpheline précocement, Sarah pensait avoir tourné la page sur la succession de son père. Malheureusement, elle fait face aujourd'hui à d'innombrables mises en demeure, atteignant des montants vertigineux. Au micro de Faustine Bollaert, elle partage son calvaire et sa détresse face à cette situation injuste.
« Je ne pensais pas qu'il pouvait exister pire sort », confie Sarah, en évoquant son enfance et la découverte de dettes faramineuses à sa majorité. À 10 ans, elle perd son père et se retrouve orpheline avec son frère : « On s'est retrouvés seuls du jour au lendemain », se remémore-t-elle. Après trois années passées en Égypte auprès de leurs oncles, elle retourne en France où les murmures d'une succession lointaine commencent à l'inquiéter.
À 15-16 ans, des doutes se manifestent, la poussant à consulter un notaire avec son frère. Ce dernier leur présente trois options : accepter la dette, refuser, ou accepter sous bénéfice d’inventaire. Bien consciente que cet héritage est grevé de dettes, Sarah refuse catégoriquement la succession. Mais les révélations sont déconcertantes : « La dernière mise en demeure que j'ai reçue s'élève à plus d’1 million d'euros », précise-t-elle.
L'incompréhension s'empare d'elle lorsque l'impôt l'informe que son frère, étant sous curatelle, a renoncé à l'héritage : « La dette est donc entièrement à mon nom », explique-t-elle avec amertume. Face à cette situation, Sarah tente désespérément de comprendre pourquoi cet héritage, qu'elle n'a jamais voulu, lui retombe dessus.
« Aujourd'hui, ils continuent à m'envoyer des sommes astronomiques »
Sarah, à propos de son héritage criblé de dettes
Malgré son refus, Sarah est toujours confrontée à un dilemme lancinant : « Ils m'envoient des mises en demeure concernant des taxes foncières sur un appartement qui n'est même pas à mon nom », déplore-t-elle. Cette situation complexe découle de l'acte notarié ratifié avec son frère lors de leur première consultation, qui équivaut à une acceptation tacite selon l'administration. Pour se libérer de cette situation, Sarah devra prouver qu'elle ne disposait pas des informations adéquates concernant l'acceptation de la succession et que son patrimoine actuel est clairement menacé.







